Serpent
Tout savoir sur le Serpent, prix, origines, conseils, produits adaptés etc.
Le serpent se distingue par son corps allongé sans membres, ses écailles lisses ou carénées et sa démarche silencieuse. Selon l'espèce, il peut être discret, curieux ou plutôt nerveux, mais il reste un reptile sensible à son environnement, observateur et généralement peu démonstratif.Pour votre Serpent
Les rayons adaptés à son gabarit et à son pelage.
Fiche d’identité : Serpent
| Caractéristique | Serpent |
|---|---|
| Espérance de vie | 15 à 30 ans |
| Hygrométrie | 45 à 70 % |
| Habitat | Terrarium avec gradient thermique et point chaud |
| Vie sociale | Le plus souvent solitaire |
| Budget mensuel | 15 € à 40 € (alimentation, entretien, accessoires) |
Serpent : quel prix pour un juvénile ?
Le mot serpent recouvre plus de 3 000 espèces, dont une petite dizaine se rencontre réellement en terrariophilie familiale. Le prix d’un juvénile né en captivité dépend d’abord de l’espèce, ensuite de sa phase : une même espèce peut se vendre 50 € en forme sauvage et plusieurs centaines d’euros en morph recherché.
- Serpent des blés (Pantherophis guttatus) : 40 à 100 € en forme classique
- Serpent roi de Californie (Lampropeltis californiae) : 60 à 150 €
- Python royal (Python regius) : 70 à 180 € en classique, jusqu’à plusieurs centaines d’euros en morph
- Python tapis (Morelia spilota) : 150 à 350 €
- Boa constrictor : 200 à 450 €
Là encore, l’installation pèse plus lourd que l’animal. Comptez 200 à 450 € pour un terrarium d’adulte de taille moyenne, entièrement équipé, et bien davantage pour un grand constricteur. À cela s’ajoutent des frais réguliers modestes mais constants.
- Terrarium adulte (120 x 60 x 60 cm) : 150 à 350 €
- Chauffage et thermostat : 60 à 150 €
- Décor, cachettes, substrat : 50 à 120 €
- Proies congelées : 8 à 25 € par mois selon la taille du serpent
- Consultation vétérinaire NAC : 50 à 110 €
Le serpent reste l’un des reptiles les plus économiques à l’entretien : il mange tous les sept à quatorze jours, ne consomme pas d’UVB coûteux à remplacer chez la plupart des espèces, et son terrarium se nettoie vite. Rapporté à une espérance de vie de 15 à 30 ans, le budget reste néanmoins significatif.
Morphologie du serpent
- Serpent des blés : 120 à 150 cm, 400 à 900 g
- Serpent roi de Californie : 100 à 150 cm
- Python royal : 100 à 150 cm, femelles plus grandes et plus lourdes
- Python tapis : 180 à 250 cm selon la sous-espèce
- Boa constrictor : 200 à 300 cm chez la femelle, 3 à 15 kg
- Espérance de vie : 15 à 30 ans en captivité
Le serpent se définit par ce qui lui manque : ni membres, ni paupières mobiles, ni oreille externe. Ses yeux sont protégés par une écaille transparente, la lunette, qui se renouvelle à chaque mue et bleuit quelques jours avant. Son corps compte de 150 à plus de 400 vertèbres, ce qui explique sa souplesse.
Ses sens sont très différents des nôtres. Il « goûte » l’air avec sa langue bifide, qui dépose les molécules sur l’organe de Jacobson, et perçoit les vibrations du sol par sa mâchoire. Les pythons et les boas disposent en plus de fossettes thermosensibles sur les lèvres, capables de détecter la chaleur d’une proie.
Le sexage se fait au sondage ou au popping par une personne expérimentée : à l’œil nu, les indices sont ténus. Chez les boïdés, les ergots visibles de part et d’autre du cloaque, vestiges de membres postérieurs, sont généralement plus développés chez le mâle. La queue des mâles est aussi plus longue et plus épaisse après le cloaque.
Installer le terrarium d’un serpent
Le principe de dimensionnement est simple : la longueur du terrarium plus sa largeur doit au minimum égaler la longueur totale du serpent, et le serpent doit pouvoir s’étirer entièrement sur une diagonale. Pour un adulte de taille moyenne, un bac de 120 x 60 x 60 cm constitue une base correcte ; les espèces semi-arboricoles comme le python tapis réclament davantage de hauteur.
- Serpent des blés : point chaud 28 à 30 °C, zone froide 22 à 24 °C, hygrométrie 50 à 60 %
- Python royal : point chaud 30 à 32 °C, zone froide 25 à 27 °C, hygrométrie 60 à 70 %, jusqu’à 80 % en mue
- Serpent roi de Californie : point chaud 29 à 31 °C, zone froide 23 à 25 °C, hygrométrie 45 à 55 %
- Boa constrictor : point chaud 31 à 33 °C, zone froide 25 à 27 °C, hygrométrie 60 à 70 %
- Nuit : chute de 3 à 5 °C, sans éclairage
Le gradient thermique est le point non négociable : un serpent ne produit pas sa chaleur, il la choisit. Sans zone fraîche, il ne peut ni digérer correctement ni réguler son métabolisme. Chauffez avec un tapis chauffant sous une extrémité ou un câble, toujours branché sur un thermostat : une source non régulée provoque des brûlures profondes, et le serpent ne s’écarte pas toujours à temps.
Les UVB ne sont pas indispensables à la plupart des colubridés et boïdés courants, mais un éclairage faible en UVB (2 à 6 %) et un cycle jour/nuit régulier de 12 heures améliorent le rythme biologique. Prévoyez impérativement deux cachettes, une côté chaud et une côté froid, de taille juste suffisante : un serpent qui se sent exposé refuse de manger.
Complétez avec un bac d’eau assez large pour que l’animal s’y immerge, changé tous les deux jours, une branche solide, et un substrat absorbant : copeaux de tremble, fibre de coco ou papier. Évitez les copeaux de cèdre et de pin, dont les huiles sont irritantes. Enfin, un couvercle verrouillé est obligatoire : les serpents sont des évadés remarquables.
Comportement du serpent
Un serpent en captivité passe l’essentiel de son temps caché. Ce n’est ni de l’ennui ni de la maladie : c’est son mode de vie. Les périodes d’activité sont brèves, souvent nocturnes ou crépusculaires, et augmentent avant un repas ou pendant la saison de reproduction.
Le comportement varie selon l’espèce. Le serpent des blés est actif, curieux et se déplace volontiers ; le python royal est casanier, souvent en boule dans sa cachette, et peut jeûner plusieurs semaines sans que ce soit anormal ; le serpent roi de Californie est vif et vorace, avec un fort réflexe alimentaire qui impose de la prudence à l’ouverture du bac ; le boa constrictor est puissant et calme, mais sa masse exige une seconde personne présente lors des manipulations d’un grand sujet.
Les signaux d’avertissement se lisent facilement : corps ramassé en S, souffle sonore, vibration de la queue, tête relevée. Un serpent qui adopte cette posture demande à être laissé tranquille. À l’inverse, un serpent qui explore lentement, langue sortie, est simplement en train de s’informer.
Une règle prime sur toutes les autres : un serpent par terrarium. La cohabitation génère du stress, une compétition sur le point chaud, des accidents pendant le nourrissage, et le cannibalisme existe chez certaines espèces, notamment chez les Lampropeltis. Aucun serpent ne souffre de la solitude.
Serpent : les points sensibles à connaître !
Un terrarium qui ferme à clé
L’évasion est le premier accident chez les débutants. Couvercle verrouillé et aucun interstice, y compris autour des câbles.
Jamais de proie vivante
Une souris vivante peut blesser gravement un serpent. On propose des proies congelées puis décongelées.
Une source de chaleur toujours thermostatée
Un tapis chauffant non régulé provoque des brûlures profondes, longues et coûteuses à soigner.
Pas de manipulation après le repas
Attendez 48 à 72 heures : manipuler un serpent qui digère provoque des régurgitations dangereuses.
Comment nourrir un serpent correctement ?
Tous les serpents de terrarium sont carnivores stricts et mangent des proies entières. On les achète congelées, on les décongèle lentement au réfrigérateur puis on les réchauffe dans de l’eau tiède à environ 37 °C avant de les présenter à la pince. Jamais de micro-ondes, jamais de proie encore froide au cœur.
La règle de dimensionnement est constante : la proie doit faire environ le diamètre de la partie la plus large du serpent, ou un peu moins. Une proie trop grosse entraîne une régurgitation, qui fragilise durablement l’animal.
- Juvénile : un rosé ou une souris de taille adaptée tous les 5 à 7 jours
- Subadulte : tous les 7 à 10 jours
- Adulte de taille moyenne : une proie tous les 10 à 14 jours
- Grand constricteur adulte : un repas toutes les 2 à 4 semaines
- Eau : bac propre en permanence, renouvelé tous les deux jours
Ne donnez jamais de proie vivante : un rongeur acculé se défend et peut infliger des morsures profondes, parfois mortelles, à un serpent qui ne s’alimente pas immédiatement. C’est aussi une question de traitement décent de l’animal proie. Nourrissez de préférence dans le terrarium, à la pince, puis laissez l’animal tranquille.
Le refus de s’alimenter est courant et rarement grave : mue imminente, saison de reproduction, terrarium trop froid, cachette insuffisante, dérangement excessif. Chez le python royal, des jeûnes de plusieurs semaines en hiver sont normaux. En revanche, un refus accompagné d’une perte de poids marquée, de selles anormales ou d’une respiration bruyante justifie une consultation.
Quelles sont les couleurs et les phases du serpent ?
La sélection des phases est particulièrement développée chez les serpents. Le serpent des blés et le python royal comptent chacun plusieurs centaines de combinaisons répertoriées, obtenues en associant des mutations récessives, dominantes ou codominantes.
- Amélanistique : sans pigment noir, dominante rouge, orange et blanche, yeux clairs
- Anérythristique : sans pigment rouge, robe grise et noire
- Snow : combinaison des deux précédentes, animal presque blanc
- Hypomélanistique : pigment noir réduit, contrastes adoucis
- Pied / Piebald chez le python royal : larges plages blanches irrégulières
- Motley et Striped : motif fusionné ou rayé au lieu des selles dorsales
Un point mérite d’être connu avant l’achat : certaines combinaisons portent des défauts associés. Le morph Spider chez le python royal s’accompagne d’un syndrome neurologique (tremblements de la tête, coordination altérée) et le Super Cinnamon peut présenter des anomalies de la mâchoire. Une esthétique originale ne compense jamais un handicap permanent : privilégiez les lignées saines.
Enfin, la robe évolue naturellement. Beaucoup de juvéniles portent des couleurs vives qui s’assombrissent avec l’âge. Avant chaque mue, l’animal devient terne et ses yeux prennent une teinte bleu laiteux : ce n’est pas une maladie, mais le signe qu’il faut augmenter l’hygrométrie et suspendre les manipulations.
Sélectionner un éleveur de serpents nés en captivité
Exigez un animal né en captivité (NC), sans exception. Les serpents importés de prélèvement arrivent souvent chargés de parasites internes et externes, refusent longtemps de s’alimenter et supportent mal la manipulation. Leur capture pèse en outre sur des populations sauvages. Un serpent NC démarre mieux, mange déjà en congelé et vit plus longtemps.
Le bon indicateur, chez un éleveur sérieux, c’est la traçabilité : date d’éclosion, identité des parents, historique alimentaire noté repas par repas, poids de suivi, dates de mue. Il conserve un registre, remet une attestation de cession et vous demande où et comment vous comptez maintenir l’animal.
- Origine NC attestée, avec l’année d’éclosion
- Nom scientifique complet de l’espèce, au-delà du nom commercial du morph
- Historique alimentaire : nombre de repas pris, type et taille de proie, prise en congelé décongelé
- Poids actuel communiqué et courbe de croissance cohérente
- Installation visible : bacs propres, cachettes, gradient thermique, eau claire
- Documents remis spontanément, sans qu’il faille les réclamer
Un juvénile ne devrait pas être cédé avant d’avoir pris trois à cinq repas réguliers et effectué sa première mue. Un vendeur qui ne connaît pas l’historique alimentaire de ses animaux, ou qui vend un serpent « qui n’a pas encore mangé », vous transmet un problème. Refusez également toute transaction sans justificatif d’origine légale pour une espèce inscrite à la CITES.
Choisir mon serpent
Quelle espèce pour débuter ?
Le serpent des blés reste la référence pour une première expérience : taille raisonnable, tempérament docile, alimentation fiable, besoins simples. Le serpent roi de Californie et le python royal suivent, avec chacun une réserve : le premier est vorace et vif, le second peut jeûner longuement. Les grands constricteurs (boa, python tapis) exigent de l’expérience, de la place et une personne présente lors des manipulations.
Mâle ou femelle ?
Chez la plupart des espèces courantes, la femelle est plus grande et plus lourde à l’âge adulte, ce qui compte pour le choix du terrarium chez les gros gabarits. Le mâle peut se montrer agité et refuser de manger pendant la saison de reproduction. Sur le plan du caractère, la différence est faible : privilégiez un individu déjà calme et bien démarré plutôt qu’un sexe en particulier.
Les signes d’un serpent en bonne santé
- Musculature tonique : le serpent s’enroule fermement autour de la main, sans mollesse
- Corps régulier, sans creux ni colonne vertébrale saillante
- Écailles lisses, sans lambeaux de mue, sans point noir mobile (acariens) ni écaille soulevée
- Lunettes oculaires claires et symétriques, sans reste de mue
- Gueule propre : gencives roses, sans dépôt blanchâtre ni salive filante
- Respiration silencieuse, bouche fermée, sans bulle aux narines
- Cloaque propre et fermé
Passez le doigt le long du corps : la moindre bosse anormale ou zone molle mérite un avis vétérinaire. Prévoyez une coproscopie dans le mois suivant l’achat et une quarantaine d’un à trois mois si vous détenez déjà d’autres reptiles, dans une pièce distincte et avec du matériel dédié.
Manipulation et acclimatation du serpent
Après l’arrivée, laissez le serpent totalement tranquille pendant sept à dix jours, le temps qu’il repère ses cachettes. Proposez ensuite un premier repas. Ce n’est qu’après deux repas pris normalement que les premières manipulations peuvent commencer.
Soulevez toujours l’animal en soutenant son corps en plusieurs points, jamais en le tenant par la tête ou par la queue. Approchez la main par le côté et non par le dessus, et faites-lui savoir que vous êtes là : un crochet ou une simple pression douce sur le décor évite qu’il vous confonde avec un repas au moment de l’ouverture.
- Séances de 5 à 15 minutes, deux à trois fois par semaine, pas davantage
- Jamais dans les 48 à 72 heures qui suivent un repas : risque de régurgitation
- Jamais pendant la mue, quand les yeux sont bleutés : la vision est réduite et l’animal est irritable
- Toujours au-dessus d’un plan bas, jamais au-dessus d’un escalier ou près d’une ouverture
- Deux adultes présents dès qu’un constricteur dépasse 2 m
Une morsure de repas peut arriver : le serpent confond la main tiède avec une proie. Elle est superficielle chez les espèces courantes, non venimeuses. Ne tirez pas, ne secouez pas : laissez l’animal relâcher, désinfectez, et utilisez systématiquement une pince de nourrissage pour éviter la confusion à l’avenir.
Enfin, comme pour tous les reptiles, lavez-vous les mains avant et après chaque manipulation. Le portage sain de salmonelles est fréquent chez les serpents et impose une hygiène rigoureuse, en particulier avec de jeunes enfants.
Quel entretien pour un serpent ?
L’entretien d’un serpent est l’un des plus légers de la terrariophilie. Au quotidien : contrôler les deux températures et l’hygrométrie, vérifier l’état de l’eau, retirer les déjections dès qu’elles apparaissent. Comme les repas sont espacés, les selles le sont aussi.
- Chaque jour : eau propre, relevé des températures, coup d’œil sur l’animal
- Chaque semaine : retrait du substrat souillé, nettoyage du bac d’eau et des cachettes
- Chaque mois : substrat entièrement renouvelé, désinfection au produit spécifique reptiles, rinçage abondant, séchage complet
- Deux fois par an : contrôle du thermostat, des câbles et des fermetures
- Régulièrement : pesée et notation des repas et des mues
La mue
Contrairement au lézard, le serpent mue d’une seule pièce. Le processus dure une à deux semaines : la peau devient terne, les yeux virent au bleu laiteux pendant trois à cinq jours, puis s’éclaircissent, et la mue intervient peu après. Un juvénile mue toutes les trois à six semaines, un adulte tous les deux à trois mois.
Pendant cette période, augmentez légèrement l’hygrométrie, ajoutez une boîte humide garnie de sphaigne, laissez l’animal au calme et ne le nourrissez pas si son appétit baisse. Vérifiez ensuite que la mue est complète, en particulier les lunettes oculaires et le bout de la queue. Une mue en morceaux, ou des restes accrochés, signalent une dysecdysie : un anneau de peau resté en place peut faire garrot et provoquer une nécrose. En cas de doute, bain tiède de vingt minutes puis avis vétérinaire, sans jamais gratter.
Idées de noms pour un serpent
| Mâle | Femelle |
|---|---|
| Kaa | Nagini |
| Onyx | Ambre |
| Sirius | Mamba |
| Boa | Isis |
| Slither | Vipérine |
| Cobalt | Sépia |
Maladies du serpent
Un serpent bien maintenu tombe rarement malade. La quasi-totalité des pathologies observées découle d’une erreur de paramétrage : température insuffisante, hygrométrie inadaptée, terrarium sale ou stress chronique par manque de cachette.
Les infections respiratoires
Fréquentes chez les serpents maintenus trop froids ou dans une atmosphère trop humide et mal ventilée. Les signes sont nets : bulles de mucus aux narines, respiration bouche ouverte, sifflements, tête relevée en position dressée. Elles nécessitent un traitement vétérinaire et une correction immédiate des paramètres.
La stomatite
Aussi appelée pourriture de gueule, elle se manifeste par des gencives rouges ou enflées, un dépôt caséeux blanchâtre et un refus de s’alimenter. Elle fait souvent suite à un traumatisme, à un stress ou à des conditions d’hygiène dégradées. Non traitée, elle atteint l’os de la mâchoire.
Autres affections à connaître
- Acariens (Ophionyssus natricis) : petits points noirs mobiles sur les écailles et autour des yeux, serpent qui se baigne sans arrêt. Traitement vétérinaire et désinfection totale du bac
- Dysecdysie : mue incomplète par hygrométrie trop basse, avec risque de garrot sur la queue
- Brûlures : source de chaleur non thermostatée, lésions ventrales longues à cicatriser
- Régurgitation : proie trop grosse, température insuffisante ou manipulation trop précoce
- Parasites internes : selles molles et malodorantes, amaigrissement malgré l’appétit
- Rétention d’œufs chez la femelle : urgence vétérinaire
- Obésité : repas trop fréquents, plis de graisse et léthargie
Tenez un carnet de suivi : dates de repas, refus, mues, poids. C’est l’outil le plus efficace pour repérer un problème tôt. Et identifiez un vétérinaire NAC avant l’achat, car tous les cabinets ne prennent pas les reptiles.
Le serpent est-il fait pour vous ?
Le serpent est, contre toute attente, l’un des reptiles les plus simples à maintenir pour qui accepte ses spécificités. Il ne fait aucun bruit, ne dégage pas d’odeur, se nourrit une fois par semaine ou deux, occupe un terrarium raisonnable et peut rester seul plusieurs jours. Pour un appartement, c’est un pensionnaire discret.
Les vraies contraintes sont ailleurs. Il faut stocker des proies congelées dans son congélateur, accepter un animal qui reste caché la plupart du temps, s’engager sur 15 à 30 ans, et trouver quelqu’un capable de le garder pendant les vacances. Il faut aussi une installation parfaitement close : une évasion peut mal finir, pour l’animal comme pour la relation avec l’entourage.
- Adapté si : vous cherchez un animal calme, propre et peu chronophage
- Adapté si : vous appréciez l’observation et la rigueur technique
- À éviter si : le stockage de rongeurs congelés vous pose problème
- À éviter si : vous voulez un animal interactif et visible en permanence
Pour un premier serpent, orientez-vous vers le Serpent des blés, le Serpent roi de Californie ou le Python royal. Gardez le Boa constrictor et le Python tapis pour plus tard.
Réglementation et documents obligatoires pour détenir un serpent
Le serpent est un animal d’espèce non domestique. Sa détention en France est encadrée, principalement par l’arrêté du 8 octobre 2018, dont les exigences varient selon l’espèce, sa taille adulte et le nombre d’animaux détenus. Ces textes évoluent : renseignez-vous auprès de la DDPP de votre département avant tout achat.
CITES : quelles espèces sont concernées ?
Le serpent des blés et le serpent roi de Californie ne figurent pas aux annexes de la CITES. En revanche, le python royal, le python tapis et le boa constrictor relèvent de l’annexe II CITES / annexe B européenne : ils doivent être identifiés, en pratique par transpondeur, et leur origine légale justifiée. Les taxons classés en annexe A exigent en plus un certificat intracommunautaire (CIC) pour chaque cession.
Élevage d’agrément, certificat de capacité et AOE
Un particulier détient ses serpents dans le cadre d’un élevage d’agrément, soumis à déclaration selon l’espèce et l’effectif. Au-delà des seuils fixés, pour les espèces non listées à l’annexe de l’arrêté, ou dès qu’il y a reproduction et vente régulières, un certificat de capacité et une autorisation d’ouverture d’établissement (AOE) deviennent obligatoires. C’est notamment le cas des grands constricteurs comme le python molure, le python réticulé ou l’anaconda, et de tous les serpents venimeux, dont la détention est strictement encadrée et déconseillée hors cadre professionnel.
Les documents à exiger
- Attestation de cession avec espèce en nom scientifique, origine NC et identification
- Facture ou justificatif de vente
- Document d’information sur les besoins de l’espèce
- Justificatif d’origine légale : extrait de registre, numéro de déclaration ou de capacité du cédant
- Certificat intracommunautaire pour toute espèce d’annexe A
- Registre d’entrée et de sortie à tenir de votre côté si l’espèce y est soumise
Gardez ces pièces toute la vie de l’animal : sans justificatif d’origine, un contrôle peut conduire à la saisie du spécimen et à des sanctions. Et n’envisagez jamais de relâcher un serpent exotique : c’est interdit, dangereux pour la faune locale et fatal pour l’animal. Une association spécialisée reprendra l’animal si vous ne pouvez plus l’assumer.
Photos : Serpent




Alimentation et compléments pour Serpent
Chauffage et éclairage pour Serpent
Substrat et décor pour Serpent
Bien préparer l’arrivée de votre Serpent
Le terrarium d’un Serpent doit être monté et stabilisé avant son arrivée : températures, hygrométrie et cachettes doivent être réglées et vérifiées sur plusieurs jours.
Prévoyez : un terrarium aux bonnes dimensions, un système de chauffage et d’éclairage UVB avec thermostat — jamais de tapis chauffant branché en direct — un substrat adapté, des cachettes en zone chaude et froide, et une alimentation correspondant au régime de l’espèce.
Le gradient thermique est le point critique : l’animal doit pouvoir choisir sa température en se déplaçant. Contrôlez chaque jour au thermomètre et à l’hygromètre, pas à l’estime.










































