Apistogramma cacatoès
Tout savoir sur l’Apistogramma cacatoès, prix, origines, conseils, produits adaptés etc.
L'Apistogramma cacatuoides est un cichlidé nain d'Amérique du Sud dont le mâle arbore une crête dorsale en éventail et une queue flamboyante. Idéal pour occuper le fond d'un aquarium planté avec des cachettes en noix de coco.Pour votre Apistogramma cacatoès
Les rayons adaptés à son gabarit et à son pelage.
Fiche d’identité : Apistogramma cacatoès
| Caractéristique | Apistogramma cacatoès |
|---|---|
| Taille adulte | 4 à 30 cm |
| Espérance de vie | 3 à 5 ans |
| Volume d'aquarium | 100 à 120 litres |
| Habitat | Aquarium planté, cycle de l’azote terminé avant introduction |
| Vie sociale | À maintenir en banc selon l’espèce |
| Budget mensuel | 10 € à 25 € (alimentation, entretien, accessoires) |
Caractéristiques de l'Apistogramma cacatoès
- Espérance de vie : 3 à 5 ans
- Taille adulte : mâle 7 à 8 cm, femelle 4 à 5 cm
- Volume minimum : 80 L pour un mâle et deux femelles, 100 L pour un harem de quatre
- Paramètres de l'eau : 24 à 28 °C, pH 6,0 à 7,5, GH 2 à 15
- Zone de nage : fond, entre les racines, les feuilles mortes et les cavités
- Groupe minimum : 1 mâle pour 2 à 4 femelles, en harem
- Origine : haut Amazone péruvien, bassin du Rio Ucayali
- Niveau requis : intermédiaire, le plus accessible des Apistogramma
Contrairement au ramirezi, il tolère une eau moyennement dure et un pH neutre : les souches d'élevage se maintiennent sans osmoseur dans une bonne partie de la France. C'est le cichlidé nain à conseiller pour un premier essai. Le mâle porte une dorsale en crête découpée, d'où son nom, et une caudale au motif variable selon la lignée — triple red, orange, double red.
Particularité utile à connaître avant de se lancer dans l'élevage : chez cette espèce, le sexe des alevins dépend du pH et de la température d'incubation. Au-delà de pH 6,5 et de 27 °C, les pontes donnent une écrasante majorité de mâles, ce qui explique les lots invendables produits par les éleveurs débutants.
L'Apistogramma cacatoès est-il fait pour vous ?
Alimentation de l'Apistogramma cacatoès
Fouilleur de fond, il tamise le sable et les feuilles mortes : sa nourriture doit couler, sinon elle est perdue pour lui.
- Base : granulés qui coulent de 0,5 à 1 mm, 2 repas par jour
- Congelé : artémias, cyclops, daphnies et vers de vase 4 fois par semaine — c'est aussi le déclencheur de ponte le plus fiable
- Vivant : vers grindal, micro-vers et nauplies d'artémias, particulièrement appréciés des femelles en préparation
- Végétal : marginal, il n'en a quasiment pas besoin
- Femelles en garde : 3 petits repas par jour, elles ne quittent pas leurs alevins pour aller chercher loin
Les flocons flottants seuls ne lui conviennent pas. Évitez l'excès de vers de vase, qui provoque des occlusions, et ne le laissez pas à jeun plus de deux jours d'affilée.
Une litière de feuilles mortes de catappa ou de chêne héberge des micro-organismes qu'il fouille en continu : c'est un complément alimentaire naturel autant qu'un élément de décor. Changez d'aliment sur une semaine. Renouvelez 25 % de l'eau par semaine et maintenez les nitrates sous 25 mg/L, en siphonnant la surface du sable là où la nourriture s'accumule.
Aquarium de l'Apistogramma cacatoès
Tout se joue sur le découpage de l'espace au sol : chaque femelle a besoin d'un territoire délimité autour de sa cavité.
- Volume : 80 L pour un mâle et deux femelles, 100 à 120 L pour un harem de quatre
- Longueur de bac : 80 cm minimum, chaque femelle occupant 25 à 30 cm de front
- Sol : sable fin de 0,4 à 1 mm sur 4 cm, qu'il tamise en permanence
- Décor : une cavité par femelle — noix de coco percée, pot de terre cuite renversé, tube de 3 cm de diamètre — plus des racines et une litière de feuilles renouvelée toutes les 3 semaines
- Plantes et filtration : cryptocorynes, Microsorum, mousses et plantes flottantes qui coupent les lignes de vue ; 3 fois le volume par heure, brassage faible
Chauffage réglé à 26 °C. Comptez 25 % de changement d'eau par semaine, des nitrates sous 25 mg/L et un siphonnage régulier du sable, où les infections bactériennes prennent naissance. Un bac trop nu multiplie les conflits : ce sont les obstacles visuels, plus que le volume, qui pacifient un harem.
Cohabitation : un banc de tétras ou de rasboras en milieu, qui rassure les apistogrammas et les fait sortir, plus un ancistrus. Les corydoras sont possibles mais se font pourchasser pendant les périodes de garde. Écartez les autres cichlidés nains de fond, les crevettes naines et les poissons de fond agités comme les botias.
Harem et reproduction
L'apistogramma cacatoès se maintient en harem : un mâle qui patrouille l'ensemble du bac, et deux à quatre femelles installées chacune sur un territoire de 25 à 30 cm autour de sa cavité.
- Un seul mâle : deux mâles adultes dans moins de 200 L se battent jusqu'à l'élimination du dominé
- Une cavité par femelle : noix de coco percée, pot renversé ou tube de 3 cm, à entrée étroite et à l'écart les uns des autres
- Ponte en cavité : 40 à 120 œufs collés au plafond de l'abri ; la femelle prend une livrée jaune vif et chasse tout le monde, mâle compris
- Garde maternelle : elle conduit les alevins en banc au sol pendant 3 à 4 semaines, nourris aux nauplies d'artémias
- Sexe des alevins : incubez à pH 6,0 et 25 °C pour obtenir des femelles, à pH 7,0 et 28 °C pour des mâles
Une femelle en garde devient étonnamment agressive pour un poisson de 5 cm : elle tient tête à un ancistrus de 12 cm et le fait reculer. Prévoyez des refuges pour les autres poissons de fond, ou retirez la ponte dans un bac d'élevage. Sans cavités en nombre suffisant, les femelles se disputent les abris et la plus faible finit acculée dans un angle du bac, où elle cesse de manger.
Santé de l'Apistogramma cacatoès
C'est l'Apistogramma le plus robuste du commerce, mais son mode de vie au sol l'expose à deux risques précis : les parasites internes et les bactéries du substrat.
Problèmes fréquents :
- Vers intestinaux (Capillaria) : fientes blanches, amaigrissement malgré un appétit conservé. Très fréquent chez les sujets sauvages, vermifugation à l'arrivée
- Hexamitose (Spironucleus) : cratères sur le front, refus de manger, fientes filamenteuses. Métronidazole sur prescription
- Infections bactériennes du sol (Aeromonas) : plaques rougies sur le ventre et les flancs, nage saccadée. Sable encrassé, à siphonner chaque semaine
- Points blancs et Oodinium : grains blancs ou voile poudreux, souvent après un changement d'eau trop froid
- Vers branchiaux (Dactylogyrus) : respiration rapide, opercule entrouvert, frottements sur le sable
- Blessures territoriales : nageoires déchirées et écailles arrachées entre mâles, ou entre femelles privées de cavité
- Intoxication aux nitrates : couleurs éteintes, poisson qui reste caché et refuse la nourriture
Quarantaine de 3 semaines avec observation des fientes et vermifugation systématique pour tout sujet d'importation. Siphonnez la surface du sable chaque semaine, sans le retourner complètement. Les traitements du commerce sont tolérés à dose normale, contrairement aux loches et aux loricariidés, mais réduisez la dose de moitié en eau très douce et acide, où les molécules sont plus agressives.
Quel cichlidé nain choisir ?
| Espèce | Taille | Volume mini | Difficulté |
|---|---|---|---|
| Apistogramma cacatoès (Apistogramma cacatuoides) | Mâle 8 cm, femelle 5 cm | 80 L | Moyenne, tolérant |
| Apistogramma agassizii | Mâle 8 cm, femelle 5 cm | 100 L | Moyenne, eau plus douce |
| Ramirezi (Mikrogeophagus ramirezi) | 5 à 7 cm | 60 L | Moyenne, souches fragiles |
| Cichlidé du Kribi (Pelvicachromis pulcher) | 8 à 10 cm | 100 L | Facile |
Aquarium et équipement pour Apistogramma cacatoès
Décor, plantes et substrat pour Apistogramma cacatoès
Bien préparer l’arrivée de votre Apistogramma cacatoès
Un bac neuf ne s’occupe pas le jour de son installation. Le cycle de l’azote demande 3 à 6 semaines : les bactéries doivent coloniser le filtre avant l’arrivée du premier Apistogramma cacatoès, sous peine de pic de nitrites mortel.
Prévoyez : un aquarium au volume adapté, un filtre dimensionné, un chauffage si l’espèce est tropicale, un sol et des plantes — vraies de préférence, elles consomment les nitrates — ainsi que des tests et conditionneurs d’eau.
Introduisez les poissons progressivement, quelques individus à la fois, et changez 20 à 30 % de l’eau chaque semaine. La surpopulation et le surdosage de nourriture sont les deux causes d’échec les plus fréquentes.






















