Tortue
Tout savoir sur le Tortue, prix, origines, conseils, produits adaptés etc.
Reconnaissable à sa carapace protectrice, plus ou moins bombée selon les espèces, la tortue affiche une allure paisible et une démarche lente. Reptile discret et observateur, elle se distingue par son tempérament calme, sa grande longévité et son besoin d'un environnement stable, chaud et bien aménagé.Pour votre Tortue
Les rayons adaptés à son gabarit et à son pelage.
Fiche d’identité : Tortue
| Caractéristique | Tortue |
|---|---|
| Taille adulte | 8 à 50 cm |
| Espérance de vie | 50 à 80 ans |
| Hygrométrie | 10 à 30 % |
| Habitat | Terrarium avec gradient thermique et point chaud |
| Vie sociale | Le plus souvent solitaire |
| Budget mensuel | 15 € à 40 € (alimentation, entretien, accessoires) |
Tortue : quel prix pour un juvénile ?
Le terme tortue regroupe deux mondes très différents : les tortues terrestres, comme la tortue d’Hermann ou la tortue de Horsfield, et les tortues aquatiques, comme la tortue musquée. Leurs besoins n’ont presque rien en commun, et leurs prix non plus. Sur les espèces protégées, un tarif anormalement bas doit immédiatement éveiller vos soupçons quant à l’origine de l’animal.
- Tortue d’Hermann (Testudo hermanni) : 150 à 350 € pour un juvénile né en captivité et déclaré
- Tortue grecque (Testudo graeca) : 150 à 300 €
- Tortue de Horsfield (Testudo horsfieldii) : 80 à 200 €
- Tortue musquée (Sternotherus odoratus) : 40 à 90 €
L’installation représente le vrai poste de dépense. Une tortue terrestre a besoin d’un enclos extérieur clos, planté et sécurisé, ce qui suppose un jardin : comptez 300 à 800 € de grillage, de bordures, d’abri et de plantation, davantage si vous ajoutez une serre froide. Une tortue aquatique exige un aquaterrarium, une filtration et un chauffage, soit 250 à 600 €.
- Enclos extérieur sécurisé : 300 à 800 €
- Aquaterrarium équipé (aquatiques) : 250 à 600 €
- Éclairage UVB et chauffage : 100 à 250 €, tubes à remplacer chaque année
- Alimentation : 10 à 30 € par mois, très variable si vous cueillez vous-même
- Vétérinaire NAC : 50 à 110 € la consultation, plus le suivi d’hibernation
Un dernier chiffre change tout : une tortue vit couramment 50 à 80 ans, parfois davantage. Ce n’est pas un achat, c’est un engagement qui traverse souvent une génération. Beaucoup de tortues sont transmises par héritage : anticipez cette question dès le départ.
Morphologie de la tortue
- Tortue d’Hermann : 15 à 20 cm de dossière chez le mâle, 18 à 25 cm chez la femelle, 1 à 3 kg
- Tortue grecque : 15 à 25 cm selon la sous-espèce
- Tortue de Horsfield : 15 à 22 cm
- Tortue musquée : 8 à 14 cm seulement
- Croissance : très lente, maturité vers 8 à 12 ans chez les Testudo
- Espérance de vie : 50 à 80 ans, souvent plus
La carapace n’est pas une coquille posée sur l’animal : c’est une partie de son squelette, soudée aux vertèbres et aux côtes. Elle se compose de la dossière (partie supérieure) et du plastron (partie ventrale), recouverts d’écailles cornées qui grandissent par cernes successifs. Une carapace ne se peint jamais, ne se perce jamais et ne doit jamais être vernie.
Le dimorphisme sexuel apparaît tardivement, vers 6 à 8 ans chez les Testudo. Le mâle présente une queue plus longue et plus épaisse, un plastron concave et un cloaque éloigné de la carapace ; la femelle a un plastron plat et une queue courte. Chez la tortue d’Hermann, un ongle corné au bout de la queue est caractéristique de l’espèce.
L’aspect de la carapace en dit long sur l’élevage. Des écailles régulières et lisses signalent une croissance équilibrée ; un aspect bosselé, en pyramides, trahit un excès de protéines, une croissance trop rapide ou une hygrométrie insuffisante pendant les premières années. Ce pyramidage est irréversible.
Installer une tortue : enclos ou aquaterrarium
C’est le point où se joue la réussite ou l’échec. Une tortue terrestre méditerranéenne ne se maintient pas en terrarium toute l’année : elle a besoin d’un enclos extérieur, du soleil naturel et des variations saisonnières. Un terrarium ne doit servir que de solution temporaire pour les tout jeunes sujets ou pour les périodes froides.
Tortues terrestres
- Surface minimale : 10 m² pour un sujet, 15 à 20 m² pour un couple, davantage vaut toujours mieux
- Clôture : 40 à 50 cm de hauteur, enterrée de 20 à 30 cm, opaque pour éviter que la tortue ne cherche à traverser
- Végétation : zones de plein soleil et zones d’ombre, plantes comestibles (pissenlit, trèfle, plantain, hibiscus)
- Abri : cabane isolée ou serre froide, orientée au sud
- Point d’eau : coupelle peu profonde permettant de boire et de se baigner sans risque de noyade
- Sécurité : protection contre les chiens, les rats, les corvidés et les fugues
En intérieur, pour un juvénile ou en période froide, prévoyez un tortoise table ouvert plutôt qu’un terrarium fermé, avec un point chaud à 32-35 °C, une zone froide à 22-25 °C et un tube UVB 10 à 12 %. Les UVB sont indispensables à la fixation du calcium : sans eux, la carapace se déforme.
Tortues aquatiques
Une tortue musquée adulte réclame au minimum 100 litres, avec une filtration puissante, une eau à 24-26 °C, une plage sèche chauffée à 30-32 °C par un spot, et un UVB au-dessus de cette plage. La hauteur d’eau doit rester compatible avec la remontée en surface.
L’hibernation
Les Testudo hibernent, et cette phase est indispensable à leur santé. Elle dure trois à quatre mois, à une température stable de 5 à 10 °C, dans un substrat meuble ou une caisse en cave. On ne fait jamais hiberner une tortue malade, maigre ou de moins d’un an sans avis vétérinaire : un contrôle et une pesée sont indispensables avant la mise en hibernation.
Comportement de la tortue
La tortue est un animal diurne, méthodique et peu démonstratif. Sa journée suit la température : elle se chauffe le matin, broute ou explore aux heures modérées, se met à l’ombre au plus chaud, puis regagne son abri. Elle ne recherche pas le contact humain, mais apprend à reconnaître la personne qui la nourrit et vient volontiers à sa rencontre.
Contrairement à une idée reçue, une tortue n’est pas passive : elle creuse, escalade et cherche à sortir. Les fugues sont la première cause de perte en enclos, en particulier au printemps chez les mâles. Une clôture enterrée et opaque n’est pas un luxe.
En période de reproduction, les mâles deviennent insistants : poursuites, coups de carapace, morsures aux pattes de la femelle. Un mâle seul avec une femelle peut l’épuiser. Le bon équilibre consiste soit à maintenir les tortues séparément, soit à prévoir plusieurs femelles pour un mâle dans un enclos assez grand pour permettre l’évitement.
Les tortues aquatiques ont un tempérament différent : la tortue musquée est active, fouille le fond en permanence et peut se montrer mordeuse si on la saisit. Elle se manipule peu et se contemple beaucoup.
Tortue : les points sensibles à connaître !
Une espérance de vie de plusieurs décennies
Une tortue vit 50 à 80 ans : c’est un animal que l’on transmet. Anticipez son avenir dès l’achat.
Des espèces protégées et très réglementées
Les Testudo relèvent de l’annexe A : sans papiers, l’animal est illégal et peut être saisi.
L’hibernation ne s’improvise pas
Une hibernation mal préparée est une cause classique de mortalité. Pesée et contrôle vétérinaire avant l’hiver.
Jamais de tortue de Floride
La Trachemys scripta est une espèce exotique envahissante : sa détention et sa cession sont interdites en Europe.
Comment nourrir une tortue correctement ?
L’alimentation des tortues terrestres méditerranéennes est à la fois simple et exigeante : elle doit être riche en fibres, pauvre en protéines et pauvre en sucres. La base idéale reste la cueillette sauvage dans un terrain non traité, bien plus adaptée que les légumes du commerce.
- Base quotidienne : pissenlit, plantain, trèfle, luzerne, mauve, liseron, feuilles de mûrier, hibiscus, romarin
- Compléments : endive, mâche, cresson, feuilles de blette en petite quantité
- Occasionnel : très peu de fruits, quelques rondelles de courgette ou de poivron
- À proscrire : croquettes pour chien ou chat, viande, pain, laitage, tomate en quantité, laitue iceberg
- Complément : os de seiche laissé en libre-service pour le calcium
Deux erreurs reviennent sans cesse. La première est l’excès de protéines, qui provoque une croissance trop rapide, un pyramidage définitif de la carapace et des atteintes rénales. La seconde est l’excès de fruits, qui déséquilibre la flore intestinale et donne des selles molles. Une tortue en bonne santé mange lentement, un peu chaque jour, et jeûne naturellement à l’approche de l’hibernation.
Les tortues aquatiques ont un régime opposé : la tortue musquée est majoritairement carnivore, avec des granulés spécifiques de qualité, complétés de vers, de crevettes séchées, de morceaux de poisson et de quelques végétaux aquatiques. Nourrissez-la tous les deux jours chez l’adulte, et retirez les restes pour ne pas dégrader l’eau.
Dans tous les cas, une eau propre doit rester accessible en permanence, y compris chez les espèces terrestres : la déshydratation chronique est un facteur majeur de troubles rénaux et de calculs urinaires.
Quelles sont les couleurs et les motifs de la tortue ?
La carapace des tortues méditerranéennes décline des tons jaunes, ocres, bruns et noirs, organisés en écailles cerclées de sombre. Chez la tortue d’Hermann, le contraste est net et les taches noires bien délimitées ; chez la tortue grecque, le dessin est souvent plus flou et plus brun. Ces motifs sont propres à chaque individu, comme une empreinte.
Cette individualité a une valeur administrative : c’est elle qui permet la photo-identification des jeunes sujets trop petits pour recevoir un transpondeur. Des photographies normalisées de la dossière et du plastron servent alors de pièce d’identité, à mettre à jour au fil de la croissance.
- Tortue d’Hermann : fond jaune vif, taches noires nettes, deux plaques sombres sur le plastron
- Tortue grecque : coloris plus terne, tubercule corné sur chaque cuisse
- Tortue de Horsfield : carapace plus ronde et aplatie, teinte olive à brun, quatre doigts aux pattes avant
- Tortue musquée : carapace brun sombre, deux fines lignes claires sur la tête
Attention à l’interprétation. Une carapace qui s’éclaircit ou se ternit peut simplement traduire l’usure et l’âge, mais des écailles qui se décollent, ramollissent ou dégagent une odeur signalent une infection. De même, les lignes de croissance très espacées ne sont pas une jolie particularité : elles témoignent d’une croissance trop rapide et d’une alimentation mal conduite.
Sélectionner un éleveur de tortues nées en captivité
C’est ici que se joue la légalité de votre acquisition. Une tortue méditerranéenne doit être née en captivité (NC) et accompagnée de ses documents CITES. Le prélèvement dans la nature est strictement interdit : ramasser une tortue d’Hermann en Provence ou en Corse est un délit, et cette pratique a largement contribué à la raréfaction de l’espèce dans ses derniers bastions français.
Un éleveur en règle vous remet, sans que vous ayez à insister, un certificat intracommunautaire (CIC) pour les espèces d’annexe A, une attestation de cession, et vous communique le numéro d’identification de l’animal. Il tient un registre d’entrée et de sortie et connaît la date d’éclosion.
- Certificat intracommunautaire nominatif pour Testudo hermanni, graeca ou marginata
- Numéro d’identification : transpondeur, ou photo-identification pour les juvéniles
- Date d’éclosion et provenance des parents
- Attestation de cession et facture
- Installation visitable : enclos extérieur, animaux au soleil, carapaces lisses
- Conseils sur l’hibernation et suivi après-vente
Un prix cassé, un vendeur pressé, une transaction sur un parking ou l’absence de CIC sont autant de signaux d’alerte : l’animal est probablement issu de prélèvement ou de trafic. Vous vous exposeriez à une saisie et à des sanctions, et vous encourageriez une filière qui vide les populations sauvages. En cas de doute, renoncez et signalez.
Autre voie possible : les associations et centres de sauvegarde placent régulièrement des tortues issues d’abandons ou de saisies, avec les papiers en règle. C’est souvent la solution la plus responsable pour accueillir un adulte.
Choisir ma tortue
Quelle espèce choisir ?
En France métropolitaine, la tortue d’Hermann et la tortue grecque sont les mieux adaptées au climat et hibernent naturellement dehors dans une grande partie du pays. La tortue de Horsfield convient aux climats plus continentaux mais creuse énormément. Sans jardin, mieux vaut renoncer à une terrestre et s’orienter vers une tortue musquée en aquaterrarium.
Juvénile ou adulte ?
Un juvénile de 2 à 3 ans est plus facile à trouver mais fragile, et son sexe reste inconnu pendant des années. Un adulte issu d’une association ou d’un éleveur est plus robuste, déjà sexé, et son passé alimentaire se lit sur sa carapace. Dans les deux cas, exigez le poids et vérifiez sa cohérence avec la taille, via le rapport poids/longueur.
Les signes d’une tortue en bonne santé
- Carapace dure, régulière, sans zone molle ni écaille décollée, sans pyramidage marqué
- Yeux ouverts, brillants, sans gonflement ni écoulement
- Narines sèches : un écoulement ou des bulles signalent une rhinite
- Bec non déformé, sans excroissance qui gêne la préhension
- Membres toniques : la tortue soulève son corps du sol quand elle marche
- Cloaque propre, sans salissure
- Réaction franche : une tortue apathique en pleine saison chaude est une tortue malade
Prévoyez une visite vétérinaire NAC dans le mois, avec coproscopie et pesée de référence. Isolez tout nouvel arrivant pendant plusieurs mois avant de l’introduire auprès d’autres tortues : certains agents pathogènes, comme les herpèsvirus, se transmettent par des porteurs sains et sont dévastateurs.
Manipulation et acclimatation de la tortue
La tortue n’est pas un animal à porter. Chaque manipulation représente pour elle une situation de prédation : soulevée du sol, elle perd tout repère. Limitez les prises en main à ce qui est nécessaire : pesée, contrôle sanitaire, transport, mise en hibernation.
Quand vous devez la soulever, saisissez-la à deux mains, de part et d’autre de la carapace, en la maintenant horizontale et près du sol. Ne la retournez pas sur le dos plus de quelques secondes, ne la tenez jamais par une patte, et gardez à l’esprit qu’une chute de 50 cm peut fissurer une carapace.
- Manipulations rares et brèves, toujours au-dessus d’une surface basse
- Position horizontale, dos vers le haut
- Pesée mensuelle : c’est la manipulation la plus utile, et la plus informative
- Aucune manipulation pendant l’hibernation, sauf contrôle rapide du poids
- Enfants : observation uniquement, jamais de transport libre
L’acclimatation demande du temps. À l’arrivée, laissez la tortue explorer son enclos sans intervenir pendant une à deux semaines. Il est fréquent qu’elle se cache, creuse ou refuse de manger quelques jours : c’est normal. Instaurez ensuite une routine stable de nourrissage, toujours au même endroit et au même moment : c’est ainsi qu’elle vous identifiera.
Comme tous les reptiles, la tortue peut être porteuse saine de salmonelles. Lavez-vous les mains après chaque contact et après tout entretien de l’enclos ou du bac, et ne nettoyez jamais son matériel dans l’évier de la cuisine.
Quel entretien pour une tortue ?
Chez une tortue terrestre, l’entretien porte surtout sur l’enclos : renouveler l’eau de la coupelle tous les jours, retirer les déjections, contrôler que la clôture n’a pas été creusée, entretenir la végétation et vérifier l’abri après chaque épisode de pluie ou de vent.
- Chaque jour : eau propre, retrait des déjections et des restes végétaux
- Chaque semaine : contrôle de la clôture et des points d’évasion, nettoyage de l’abri
- Chaque mois : pesée et notation, examen de la carapace et des yeux
- Aquatiques : changement partiel de 25 à 30 % de l’eau chaque semaine, entretien du filtre une fois par mois
- Chaque année : remplacement des tubes UVB en installation intérieure, préparation de l’hibernation
Bains et soins de la carapace
Un bain tiède de quinze à vingt minutes dans deux à trois centimètres d’eau à 30 °C, une à deux fois par semaine chez le juvénile, favorise l’hydratation et le transit. La carapace se nettoie à la brosse douce et à l’eau claire, sans savon. On ne la huile jamais, on ne la vernit pas, on ne la peint pas : ces pratiques bloquent les échanges et empêchent la synthèse de la vitamine D3.
La mue
La tortue ne mue pas comme un serpent. Sa peau se détache par petits lambeaux aux pattes et au cou, et ses écailles s’épaississent par croissance périphérique. Des écailles qui se soulèvent en larges plaques, une carapace molle ou une odeur inhabituelle ne relèvent pas de la mue : ce sont des signes pathologiques qui imposent une consultation.
Idées de noms pour une tortue
| Mâle | Femelle |
|---|---|
| Achille | Carapate |
| Chronos | Olympe |
| Gaspard | Céleste |
| Sisyphe | Argile |
| Nestor | Sabline |
| Ulysse | Tortilla |
Maladies de la tortue
Les pathologies de la tortue s’installent lentement et se voient tard : c’est ce qui les rend dangereuses. Une pesée mensuelle notée reste le meilleur outil de détection, bien avant les symptômes visibles.
La maladie métabolique osseuse (MBD)
Elle résulte d’un déficit en UVB, en calcium, ou d’un excès de phosphore. Chez la tortue, elle se traduit par une carapace molle ou déformée, un plastron qui s’incurve, des membres faibles et un bec qui pousse de travers. Les dégâts sur la carapace sont définitifs.
La rhinite et les affections respiratoires
Très fréquentes, elles se manifestent par des narines humides ou bouchées, des bulles, une respiration bouche ouverte et une léthargie. Elles peuvent être bactériennes, mais aussi liées à un herpèsvirus chez les Testudo, très contagieux entre tortues. Toute tortue qui « coule du nez » doit être isolée et vue par un vétérinaire, et ne doit jamais être mise en hibernation dans cet état.
Autres troubles courants
- Pyramidage de la carapace : excès de protéines, croissance trop rapide, hygrométrie insuffisante — irréversible
- Parasites internes : oxyures, ascaris, flagellés, diagnostiqués par coproscopie
- Rétention d’œufs chez la femelle sans site de ponte meuble et ensoleillé : urgence vétérinaire
- Calculs urinaires favorisés par une déshydratation chronique
- Bec et ongles trop longs, gênant l’alimentation et la marche
- Nécrose de la carapace : zones molles, odeur, écailles décollées, souvent liées à un milieu humide et sale
- Myiases en été : ponte de mouches dans une plaie, à surveiller après toute blessure
Avant chaque hibernation, faites contrôler l’animal : poids, état général, absence d’écoulement. Une tortue maigre, malade ou de moins d’un an ne doit pas hiberner sans encadrement vétérinaire, car elle risque de ne pas se réveiller.
La tortue est-elle faite pour vous ?
La tortue terrestre est un animal peu chronophage au quotidien mais très engageant sur la durée. Elle ne réclame ni promenade, ni compagnie, ni interaction, mais elle vit 50 à 80 ans et suppose un jardin adapté, une hibernation bien conduite et des papiers en règle. C’est un animal de patio et de contemplation, pas un animal de compagnie au sens habituel.
Le point de blocage le plus courant est l’espace extérieur. Sans jardin ou terrasse sécurisée d’au moins 10 m², une tortue méditerranéenne ne peut pas être maintenue correctement. Le second est administratif : ces espèces protégées imposent des démarches que beaucoup découvrent trop tard.
- Adaptée si : vous avez un jardin exposé au sud et acceptez un engagement de plusieurs décennies
- Adaptée si : vous appréciez un animal autonome, silencieux et à observer
- À éviter si : vous vivez en appartement sans extérieur
- À éviter si : vous cherchez un animal à manipuler ou déménagez souvent
Selon votre situation, comparez les options : Tortue d’Hermann et Tortue grecque pour un jardin méditerranéen, Tortue de Horsfield en climat plus sec, Tortue musquée pour un aquaterrarium en intérieur.
Réglementation et documents obligatoires pour détenir une tortue
Les tortues terrestres figurent parmi les reptiles les plus réglementés en France. Leur détention relève des règles applicables aux espèces non domestiques, notamment l’arrêté du 8 octobre 2018, et du règlement européen d’application de la CITES. Ces textes évoluent : vérifiez impérativement votre situation auprès de la DDPP de votre département avant l’achat.
CITES : l’annexe A pour les Testudo
La tortue d’Hermann, la tortue grecque et la tortue bordée sont inscrites à l’annexe A du règlement européen. Toute cession, même gratuite, exige un certificat intracommunautaire (CIC) nominatif délivré par l’administration, et l’animal doit être identifié par transpondeur ou, s’il est trop petit, par photo-identification. La tortue de Horsfield relève de l’annexe B, avec des obligations allégées mais réelles.
Déclaration, certificat de capacité et AEA
Un particulier détient ses tortues dans le cadre d’un élevage d’agrément, soumis à déclaration au-delà d’un certain effectif et selon l’espèce. Franchir les seuils réglementaires, détenir une espèce non listée ou reproduire et céder régulièrement impose un certificat de capacité et une autorisation d’ouverture d’établissement (AOE). La reproduction n’est pas libre : les naissances doivent être déclarées et les jeunes identifiés.
Interdictions à connaître
- Prélèvement dans la nature interdit : ramasser une tortue d’Hermann sauvage est un délit
- Relâcher une tortue est interdit, y compris une tortue née en captivité
- Tortue de Floride (Trachemys scripta) : espèce exotique envahissante, détention et cession interdites dans l’Union européenne
- Achat sans CIC d’une espèce d’annexe A : illégal, avec risque de saisie
Les documents à conserver
- Certificat intracommunautaire pour toute espèce d’annexe A, à faire réétablir à votre nom
- Attestation de cession et facture
- Justificatif d’identification : numéro de transpondeur ou dossier photo
- Document d’information sur les besoins de l’espèce
- Registre d’entrée et de sortie si vous y êtes soumis
Conservez l’ensemble pendant toute la vie de l’animal, et pensez à transmettre le dossier en cas de cession ou de succession. Si vous ne pouvez plus assumer votre tortue, contactez une association ou un centre de sauvegarde : jamais la nature.
Photos : Tortue




Alimentation et compléments pour Tortue
Chauffage et éclairage pour Tortue
Substrat et décor pour Tortue
Bien préparer l’arrivée de votre Tortue
Le terrarium d’un Tortue doit être monté et stabilisé avant son arrivée : températures, hygrométrie et cachettes doivent être réglées et vérifiées sur plusieurs jours.
Prévoyez : un terrarium aux bonnes dimensions, un système de chauffage et d’éclairage UVB avec thermostat — jamais de tapis chauffant branché en direct — un substrat adapté, des cachettes en zone chaude et froide, et une alimentation correspondant au régime de l’espèce.
Le gradient thermique est le point critique : l’animal doit pouvoir choisir sa température en se déplaçant. Contrôlez chaque jour au thermomètre et à l’hygromètre, pas à l’estime.









































