Tétra nez rouge
Tout savoir sur le Tétra nez rouge, prix, origines, conseils, produits adaptés etc.
Museau rouge vif et queue zébrée de noir et blanc, le Tétra nez rouge (Hemigrammus rhodostomus) est l'un des poissons de banc les plus élégants. Sa couleur pâlit dès que l'eau se dégrade : c'est un excellent indicateur de la qualité du bac.Pour votre Tétra nez rouge
Les rayons adaptés à son gabarit et à son pelage.
Fiche d’identité : Tétra nez rouge
| Caractéristique | Tétra nez rouge |
|---|---|
| Taille adulte | 4 à 100 cm |
| Espérance de vie | 4 à 6 ans |
| Volume d'aquarium | 30 à 40 litres |
| Température | 23 à 27 °C |
| Habitat | Aquarium planté, cycle de l’azote terminé avant introduction |
| Vie sociale | À maintenir en banc selon l’espèce |
| Budget mensuel | 10 € à 25 € (alimentation, entretien, accessoires) |
Caractéristiques du Tétra nez rouge
- Espérance de vie : 4 à 5 ans
- Taille adulte : 4 à 5 cm
- Volume minimum : 100 L pour un banc de 12, bac de 80 à 100 cm
- Paramètres de l'eau : 23 à 27 °C, pH 5,5 à 7,0, GH 2 à 8
- Zone de nage : milieu, en banc très serré et rapide, souvent face au courant
- Banc minimum : 10 individus, 15 pour une formation spectaculaire
- Origine : bas Amazone et delta de l'Orénoque
- Niveau requis : aquariophile confirmé
Museau rouge sang, corps argenté, caudale rayée de noir et de blanc : c'est le poisson de banc le plus graphique de l'aquariophilie amazonienne. Trois espèces très proches sont vendues sous ce nom : Hemigrammus rhodostomus, le nez rouge de Bleher (Petitella bleheri, longtemps appelé Hemigrammus bleheri) et Petitella georgiae. Le deuxième domine le commerce, son rouge s'étendant jusque derrière l'opercule, et leur maintenance est identique.
Sa particularité est d'afficher son état de santé : le rouge s'éteint en quelques heures dès que l'eau se dégrade ou que le poisson est stressé. Un banc au museau pâle en magasin n'est pas forcément malade, mais un banc pâle chez vous après deux semaines signale un problème d'eau. Réservez-le à un bac rodé, jamais à un démarrage.
Le Tétra nez rouge est-il fait pour vous ?
Alimentation du Tétra nez rouge
Micro-carnivore, il chasse le zooplancton en pleine eau et ne descend presque jamais fouiller le sol.
- Base : micro-granulés de 0,4 à 0,6 mm à haute digestibilité, 2 petits repas par jour
- Congelé : artémias, daphnies, cyclops et bosmies 3 à 4 fois par semaine, ce qui soutient directement l'intensité du rouge
- Vivant : nauplies d'artémias, micro-vers et vers grindal, excellents avant une tentative de reproduction
- Végétal : 10 % de la ration, sous forme de flocons à la spiruline
- Quantité : ce qui est avalé en 1 à 2 minutes en pleine eau, sans résidu au sol
Écartez les granulés de plus de 1 mm et les vers de vase entiers. La suralimentation est ici doublement pénalisante : la filtration doit rester douce pour ne pas malmener le banc, donc la marge d'absorption des déchets est réduite.
Un nez rouge maintenu à sec seul pâlit sans être malade : c'est la variété des proies congelées qui restaure la couleur en une dizaine de jours. Changez d'aliment sur une semaine, en mélangeant. Renouvelez 20 à 25 % de l'eau par semaine avec une osmosée reminéralisée à GH 4, à la même température, et visez des nitrates sous 20 mg/L en permanence.
Aquarium du Tétra nez rouge
Il nage vite et longtemps : ce banc a besoin d'une véritable ligne droite, pas d'un cube décoré.
- Volume : 100 L pour 12 individus, 150 L pour un banc de 20
- Longueur de bac : 80 cm minimum, 100 cm nettement préférable
- Sol et décor : sable de rivière sombre, racines de tourbière disposées en arrière-plan, feuilles de catappa renouvelées toutes les 3 semaines
- Plantes : bosquets latéraux de cryptocorynes, Microsorum et échinodorus, plantes flottantes pour tamiser, et toute la partie centrale laissée libre
- Filtration et brassage : 3 fois le volume par heure, rejet orienté dans la longueur — le banc se regroupe et nage face au courant
Le bac doit être rodé depuis deux mois au minimum. Comptez 20 à 25 % de changement d'eau par semaine, des nitrates sous 20 mg/L, un pH stable et un chauffage réglé à 25 ou 26 °C. Un bac trop clair pousse le banc à se serrer dans un angle : baissez l'intensité lumineuse ou ajoutez des plantes flottantes.
Cohabitation : cardinalis, corydoras, otocinclus, apistogrammas, ramirezis, ancistrus, rasboras. Écartez les barbus mordeurs, les danios trop remuants et tout cichlidé de plus de 12 cm. Il fait un excellent banc d'accompagnement dans un bac amazonien planté et faiblement éclairé.
Comportement en banc et lecture des couleurs
Le comportement de ce tétra se lit en un coup d'œil, à condition de savoir ce que la couleur raconte.
- Museau rouge vif : eau correcte et poisson détendu ; museau rose ou blanchâtre : contrôlez sans attendre nitrates, pH et température
- Banc serré et rapide : 15 individus donnent une formation compacte, 6 donnent des poissons dispersés et craintifs qui se cachent au fond
- Acclimatation : goutte à goutte sur 45 à 60 minutes, l'espèce supporte très mal les transferts brutaux
- Bac rodé : jamais d'introduction dans un bac de moins de deux mois, c'est la première cause d'échec
- Nage face au courant : une sortie de filtre orientée dans la longueur regroupe le banc et le maintient au milieu du bac
La reproduction est difficile et rarement obtenue par les amateurs. Elle exige un bac séparé de 30 à 40 L, une eau à GH 1 ou 2, un pH de 5,5 à 6,0, une obscurité presque totale et un support de ponte en plantes fines ou en billes de verre. Les œufs, très photosensibles, éclosent en 24 à 36 heures. La totalité des sujets du commerce provient d'élevages asiatiques spécialisés ou de la pêche.
Santé du Tétra nez rouge
Ce tétra n'est pas fragile en soi, il est intransigeant sur la qualité de l'eau. La quasi-totalité des pertes tiennent aux dix premiers jours ou à un bac mal entretenu.
Problèmes fréquents :
- Choc de transport et d'introduction : poissons pâles, immobiles au fond, mortalité étalée sur une semaine. Acclimatation lente et bac sombre
- Points blancs (Ichthyophthirius) : grains blancs et frottements, fréquents sur un banc affaibli par le transport
- Columnaris : plaque blanchâtre sur le dos ou la bouche, évolution en 48 heures, favorisée par une eau chaude et chargée
- Maladie du velours (Oodinium) : fine poudre dorée visible en lumière rasante, respiration accélérée
- Intoxication chronique aux nitrates : museau durablement rose, croissance arrêtée, longévité réduite de moitié
- Vers branchiaux (Dactylogyrus) : opercule entrouvert, respiration rapide, poisson qui s'écarte du banc
- Mycobactériose : amaigrissement lent, dos creusé, colonne déviée. Sans traitement, isolez le sujet
Quarantaine de 3 semaines dans un bac dédié, faiblement éclairé et bien planté. En eau très douce, réduisez de moitié les doses de traitements à base de cuivre, mal tolérés par les characidés, et augmentez l'oxygénation pendant toute la durée du traitement. Changement d'eau hebdomadaire non négociable, avec test des nitrates : ce poisson vous dira lui-même quand vous relâchez l'effort.
Quel tétra de banc choisir ?
| Espèce | Taille | Volume mini | Difficulté |
|---|---|---|---|
| Tétra nez rouge (Hemigrammus rhodostomus) | 4 à 5 cm | 100 L | Moyenne, eau irréprochable |
| Cardinalis (Paracheirodon axelrodi) | 3,5 à 4 cm | 80 L | Moyenne, eau douce et acide |
| Tétra empereur (Nematobrycon palmeri) | 4 à 5 cm | 80 L | Facile |
| Tétra citron (Hyphessobrycon pulchripinnis) | 4 cm | 80 L | Très facile |
Aquarium et équipement pour Tétra nez rouge
Décor, plantes et substrat pour Tétra nez rouge
Bien préparer l’arrivée de votre Tétra nez rouge
Un bac neuf ne s’occupe pas le jour de son installation. Le cycle de l’azote demande 3 à 6 semaines : les bactéries doivent coloniser le filtre avant l’arrivée du premier Tétra nez rouge, sous peine de pic de nitrites mortel.
Prévoyez : un aquarium au volume adapté, un filtre dimensionné, un chauffage si l’espèce est tropicale, un sol et des plantes — vraies de préférence, elles consomment les nitrates — ainsi que des tests et conditionneurs d’eau.
Introduisez les poissons progressivement, quelques individus à la fois, et changez 20 à 30 % de l’eau chaque semaine. La surpopulation et le surdosage de nourriture sont les deux causes d’échec les plus fréquentes.






















