Ramirezi
Tout savoir sur le Ramirezi, prix, origines, conseils, produits adaptés etc.
Petit cichlidé nain d'Amérique du Sud, le Ramirezi (Mikrogeophagus ramirezi) mêle bleu électrique, jaune et rouge sur moins de 6 cm. Territorial mais paisible, il forme des couples fidèles qui gardent leur ponte ensemble.Pour votre Ramirezi
Les rayons adaptés à son gabarit et à son pelage.
Fiche d’identité : Ramirezi
| Caractéristique | Ramirezi |
|---|---|
| Taille adulte | 5 à 7 cm |
| Espérance de vie | 2 à 4 ans |
| Température | 27 à 30 °C |
| Habitat | Aquarium planté, cycle de l’azote terminé avant introduction |
| Vie sociale | À maintenir en banc selon l’espèce |
| Budget mensuel | 10 € à 25 € (alimentation, entretien, accessoires) |
Caractéristiques du Ramirezi
- Espérance de vie : 2 à 3 ans
- Taille adulte : 5 à 7 cm
- Volume minimum : 60 L pour un couple seul, 100 L en bac communautaire
- Paramètres de l'eau : 27 à 30 °C, pH 5,0 à 6,5, GH 1 à 8
- Zone de nage : tiers inférieur et milieu, juste au-dessus du sable
- Groupe minimum : un couple ; jamais deux couples sous 120 L
- Origine : llanos du Venezuela et de Colombie, bassin de l'Orénoque
- Niveau requis : intermédiaire
C'est le plus coloré des cichlidés nains et l'un des plus fragiles. Les souches d'élevage asiatique, sélectionnées pour la couleur sous les noms d'électrique, ballon, voile ou or, sont fréquemment traitées aux hormones et aux antibiotiques : elles meurent souvent dans les trois mois suivant l'achat, sans cause apparente. Un sujet d'élevage européen ou sauvage, même deux fois plus cher, est un bien meilleur investissement.
Sa température de confort tourne autour de 28 °C, avec une eau douce et acide : c'est un poisson de bac amazonien, pas de bac communautaire standard à 24 °C et pH 7,8. Cette chaleur accélère son métabolisme et explique sa longévité courte — 2 à 3 ans, rarement plus, même dans des conditions parfaites.
Le Ramirezi est-il fait pour vous ?
Alimentation du Ramirezi
Micro-carnivore de fond, il tamise le sable en bouchées successives et ne monte presque jamais chercher un flocon en surface.
- Base : granulés qui coulent de 0,5 à 1 mm, 2 à 3 petits repas par jour — son estomac est minuscule
- Congelé : artémias, cyclops, daphnies et vers de vase hachés, 4 fois par semaine
- Vivant : nauplies d'artémias et vers grindal, excellents pour le remettre en appétit ou préparer une ponte
- Végétal : marginal, quelques flocons à la spiruline suffisent
- Quantité : ce qui est consommé en 1 à 2 minutes, sans résidu dans le sable
Les flocons flottants seuls ne conviennent pas, il ne les exploite pas. Évitez l'excès de vers de vase, mal digérés, et tout jeûne prolongé : ce poisson maigrit en quatre jours.
Un ramirezi qui refuse de manger est un ramirezi malade — c'est presque toujours le premier symptôme, avant même le changement de couleur. Renouvelez 20 à 30 % de l'eau par semaine avec une osmosée reminéralisée à GH 4, à la même température, et visez des nitrates sous 15 mg/L. Il est parmi les premiers poissons du bac à souffrir d'une eau chargée.
Aquarium du Ramirezi
Il lui faut du sable à tamiser, des cachettes et surtout très peu de courant : c'est un poisson d'eau calme et chaude.
- Volume : 60 L pour un couple seul, 100 L dès qu'il partage le bac avec d'autres espèces
- Longueur de bac : 60 cm minimum, 80 cm confortable
- Sol : sable fin de 0,4 à 1 mm, qu'il prend en bouche et recrache par les ouïes
- Décor : racines, feuilles mortes, coques de noix de coco, une ou deux pierres plates comme support de ponte, lignes de vue coupées
- Plantes et filtration : cryptocorynes, Microsorum, échinodorus, mousses et plantes flottantes pour tamiser ; 3 fois le volume par heure, brassage faible
Chauffage réglé à 28 °C, avec thermomètre de contrôle. Comptez 20 à 30 % de changement d'eau par semaine, des nitrates sous 15 mg/L et un siphonnage doux de la surface du sable — il est très sensible aux bactéries qui prolifèrent dans un substrat encrassé. Le bac doit tourner depuis trois mois avant son arrivée.
Cohabitation : cardinalis, rasboras, tétras nez rouge, Corydoras habrosus ou sterbai, ancistrus. Écartez un second couple de cichlidés nains dans moins de 120 L, les crevettes naines, qui seront mangées, et les poissons rapides et remuants qui le maintiennent sous tension. Il ignore les poissons de milieu et ne quitte guère le tiers inférieur.
Reproduction et comportement
Le ramirezi est un pondeur sur substrat découvert : le couple nettoie une pierre plate ou une large feuille, y dépose 150 à 300 œufs et les garde à deux.
- Formation du couple : laissez un groupe de 6 jeunes s'apparier dans 100 L, puis retirez les célibataires
- Sexage : la femelle est plus petite avec un ventre rose à rouge vif, le mâle a les premiers rayons de la dorsale allongés et une silhouette plus massive
- Ponte : éclosion en 60 heures à 28 °C, nage libre à 5 jours, nourrissez aux infusoires puis aux nauplies d'artémias
- Premières pontes : presque toujours dévorées — c'est normal, le couple s'améliore à la troisième ou quatrième tentative
- Souches d'élevage : beaucoup de mâles asiatiques sont stériles ou négligents, un échec répété ne vient pas forcément de vous
Hors reproduction, c'est un poisson calme qui défend un petit territoire au sol, avec des parades spectaculaires — nageoires déployées, flancs présentés — mais peu de dégâts réels. Deux couples dans moins de 120 L se battent en revanche jusqu'à la mort du plus faible. Pendant la garde des alevins, le couple pourchasse tous les poissons de fond, corydoras compris, pendant deux à trois semaines : prévoyez des refuges à l'autre extrémité du bac.
Santé du Ramirezi
La santé du ramirezi se décide largement à l'achat : l'origine du poisson pèse plus lourd que la qualité de votre maintenance.
Problèmes fréquents :
- Mortalité précoce des souches asiatiques : décès sans symptôme dans les 8 premières semaines, séquelle des traitements hormonaux et antibiotiques d'élevage
- Infections bactériennes foudroyantes : plaques blanchâtres, nage saccadée, mort en 48 heures. Aeromonas et Flavobacterium, favorisées par un sable encrassé
- Hexamitose (Spironucleus) : fientes blanches, refus de manger, amaigrissement rapide. Métronidazole sur prescription
- Points blancs et Oodinium : grains blancs ou voile poudreux doré, souvent après une baisse de température
- Vers branchiaux : respiration rapide, poisson qui frotte la tête sur le sable
- Intoxication aux nitrites et nitrates : couleurs éteintes, immobilité au sol, refus de manger. Il est le premier du bac à réagir
- Hydropisie : écailles hérissées, ventre gonflé, yeux exorbités. Pronostic très défavorable
Quarantaine de 3 semaines à 28 °C, dans un bac de 40 L au sable fin, avec observation quotidienne de l'appétit. Privilégiez un éleveur européen ou un club aquariophile plutôt qu'un lot d'importation à bas prix. Maintenez la température stable — une chute de 3 °C suffit à déclencher une infection — et n'installez jamais ce poisson dans un bac de moins de trois mois.
Quel cichlidé nain choisir ?
| Espèce | Taille | Volume mini | Difficulté |
|---|---|---|---|
| Ramirezi (Mikrogeophagus ramirezi) | 5 à 7 cm | 60 L | Moyenne, souches fragiles |
| Ramirezi bolivien (Mikrogeophagus altispinosus) | 7 à 8 cm | 100 L | Facile, plus robuste |
| Apistogramma cacatoès (Apistogramma cacatuoides) | 5 à 8 cm | 80 L | Moyenne, tolérant |
| Cichlidé du Kribi (Pelvicachromis pulcher) | 8 à 10 cm | 100 L | Facile |
Aquarium et équipement pour Ramirezi
Décor, plantes et substrat pour Ramirezi
Bien préparer l’arrivée de votre Ramirezi
Un bac neuf ne s’occupe pas le jour de son installation. Le cycle de l’azote demande 3 à 6 semaines : les bactéries doivent coloniser le filtre avant l’arrivée du premier Ramirezi, sous peine de pic de nitrites mortel.
Prévoyez : un aquarium au volume adapté, un filtre dimensionné, un chauffage si l’espèce est tropicale, un sol et des plantes — vraies de préférence, elles consomment les nitrates — ainsi que des tests et conditionneurs d’eau.
Introduisez les poissons progressivement, quelques individus à la fois, et changez 20 à 30 % de l’eau chaque semaine. La surpopulation et le surdosage de nourriture sont les deux causes d’échec les plus fréquentes.






















