Killi
Tout savoir sur le Killi, prix, origines, conseils, produits adaptés etc.
Les Killis (Fundulopanchax, Aphyosemion) sont de petits poissons d'eau douce aux couleurs de vitrail, souvent maintenus en bac spécifique. Leurs œufs résistent à la sécheresse, ce qui a fait la réputation de ces poissons chez les passionnés.Pour votre Killi
Les rayons adaptés à son gabarit et à son pelage.
Fiche d’identité : Killi
| Caractéristique | Killi |
|---|---|
| Taille adulte | 5 à 25 cm |
| Espérance de vie | 2 à 4 ans |
| Température | 20 à 24 °C |
| Habitat | Aquarium planté, cycle de l’azote terminé avant introduction |
| Vie sociale | À maintenir en banc selon l’espèce |
| Budget mensuel | 10 € à 25 € (alimentation, entretien, accessoires) |
Caractéristiques du Killi
- Espérance de vie : 2 à 3 ans pour Fundulopanchax gardneri, 6 à 12 mois pour les killis annuels du genre Nothobranchius
- Taille adulte : 5 à 6,5 cm selon la souche
- Volume minimum : 40 L pour un trio, 60 L pour un petit groupe
- Température : 20 à 24 °C, jamais durablement au-delà de 26 °C
- pH et dureté : pH 6,0 à 7,2, dureté 3 à 10 °dGH
- Origine : ruisseaux et mares temporaires du plateau de Jos, Nigeria et Cameroun
- Comportement social : mâles territoriaux entre eux, un mâle pour deux ou trois femelles
- Niveau requis : aquariophile motivé, bac spécifique
Sous le nom de killi se regroupent plusieurs centaines d'espèces de cyprinodontes, dont les plus diffusées en France sont Fundulopanchax gardneri, Aphyosemion australe et les Nothobranchius. Le mâle est bleu-turquoise ponctué de rouge, la femelle beige discrète.
Ces poissons vivent dans des mares qui s'assèchent : leurs œufs supportent une longue période au sec. C'est ce qui rend le killi si particulier — il ne s'achète presque jamais en magasin, mais s'échange sous forme d'œufs entre passionnés, par courrier, au sein d'associations comme le Killi Club de France. Aucune espèce n'est réglementée en France, mais ne relâchez jamais un poisson d'aquarium dans la nature.
Le Killi est-il fait pour vous ?
Alimentation du Killi
Le killi est un prédateur strict d'invertébrés. Beaucoup de souches refusent purement et simplement les paillettes, et un régime uniquement sec donne des poissons pâles qui ne pondent pas.
- Proies vivantes, base de la ration : artémias adultes, daphnies, larves de moustique, drosophiles sans ailes, grindal et micro-vers pour les jeunes — 1 à 2 distributions par jour
- Proies congelées : larves de moustique noires et blanches, artémias, mysis, en alternance quotidienne quand le vivant manque
- Granulés : petits granulés riches en protéines pour poissons carnivores, 1 à 2 mm, uniquement en complément et seulement si le poisson les accepte
- Alevins : nauplies d'artémia fraîchement écloses dès le premier jour, 2 à 3 fois par jour
À éviter : les rations sèches exclusives, les tubifex de collecte sauvage, et surtout la suralimentation. Dans un petit bac de 40 L, le surplus de protéines fait grimper les nitrites en 48 heures.
Servez de petites quantités souvent plutôt qu'un gros repas, et observez le ventre : un killi correctement nourri a un profil ventral légèrement arrondi, jamais tendu. Un jour de jeûne par semaine convient aux adultes. Changez 20 % de l'eau chaque semaine avec une eau douce à la même température ; en bac de reproduction sur tourbe, préférez deux changements de 10 %.
Aquarium du Killi
Le killi ne demande pas de grand volume mais un aménagement très précis : peu d'eau, pas de courant, beaucoup de cachettes et un couvercle sans faille.
- Volume : 40 L pour un trio, 60 L pour deux mâles et cinq femelles, façade 50 à 60 cm suffisante
- Hauteur d'eau : 20 à 25 cm seulement, ces poissons vivent dans les vingt premiers centimètres
- Couvercle hermétique : les killis sautent au moindre dérangement et se glissent par un trou de câble de 2 cm
- Filtration : exhausteur sur pompe à air ou petit filtre à mousse, brassage inférieur à 1 fois le volume par heure
- Décor : sol de tourbe ou de sable sombre, feuilles de chêne et de catappa, racines, mousse de Java et Ceratophyllum en masses denses, plantes flottantes pour tamiser la lumière
Maintenance : 20 % d'eau changée par semaine, siphonnage des restes de nourriture tous les deux jours, contrôle des nitrites hebdomadaire. Pas de chauffage dans une pièce à 20-22 °C : le froid relatif allonge la vie de ces poissons.
Cohabitation : le bac spécifique est la règle. Les killis mangent les crevettes naines et les alevins, se font arracher les voiles par les barbus et refusent de se nourrir face à des poissons rapides. Au mieux, associez-les à quelques corydoras nains ou à un banc d'Otocinclus dans 60 L.
Reproduction et échange d'œufs du Killi
C'est la reproduction qui fait tout l'intérêt du killi : pondre est facile, et les œufs voyagent dans une enveloppe. Les techniques diffèrent selon le groupe.
- Pondeurs sur substrat végétal (Fundulopanchax gardneri, Aphyosemion australe) : placez un ou deux mops, pelotes de laine acrylique bouillie montées sur un flotteur. Le couple y colle 5 à 20 œufs par jour
- Incubation en eau : récoltez les œufs tous les deux jours, placez-les dans une boîte d'eau du bac avec une goutte de bleu de méthylène, éclosion en 14 à 21 jours à 22 °C
- Pondeurs sur fond (Nothobranchius) : bac à fond de tourbe fine ou coupelle de tourbe, œufs enfouis, puis tourbe essorée et conservée en sachet à 22 °C pendant 2 à 6 mois de diapause
- Mise en éclosion : versez la tourbe dans de l'eau douce à 20-22 °C, les alevins sortent en quelques heures
- Élevage : nauplies d'artémia dès l'éclosion, petits changements d'eau quotidiens, tri des tailles car les grands mangent les petits
Les œufs à diapause s'expédient par courrier, ce qui explique que les killis circulent presque exclusivement entre éleveurs. Notez toujours l'origine et la souche — par exemple « Fundulopanchax gardneri Nsukka » — et ne mélangez jamais deux souches géographiques : les hybrides sans traçabilité n'ont aucun intérêt et polluent les lignées.
Santé du Killi
Un killi maintenu frais, nourri au vivant et logé dans un bac couvert pose très peu de problèmes. La difficulté est d'accepter une longévité naturellement courte et de ne pas confondre vieillesse et maladie.
Problèmes fréquents :
- Oodinium (velours) : fine poudre dorée sur les flancs, frottements contre le décor, nageoires collées. Traitement du commerce, bac dans l'obscurité pendant la cure
- Points blancs (Ichthyophthirius) : petits grains blancs, généralement après un transport ou un changement d'eau trop froid
- Mycobactériose : amaigrissement, dos courbé, écailles hérissées, surtout dans les souches maintenues en consanguinité depuis des générations. Sans traitement
- Blessures de dominance : voiles déchirés et flancs marqués chez le mâle dominé, à isoler immédiatement
- Saut hors du bac : première cause de mortalité. Un couvercle jointif et un niveau d'eau 5 cm sous le bord règlent le problème
- Vieillissement rapide : à partir de 18 mois chez gardneri, couleurs qui ternissent, nage saccadée, cataracte. Physiologique, pas contagieux
Maintenir la température entre 20 et 24 °C est la mesure de prévention la plus efficace : chaque degré supplémentaire accélère le métabolisme et raccourcit la vie. Prévoyez une quarantaine de 3 semaines pour tout poisson adulte reçu, et démarrez plutôt vos souches à partir d'œufs, qui n'introduisent aucun parasite.
Quel killi choisir ?
| Espèce | Taille adulte | Durée de vie | Type de ponte |
|---|---|---|---|
| Killi Fundulopanchax gardneri | 5 - 6,5 cm | 2 à 3 ans | Sur mops, incubation 14 à 21 jours en eau |
| Aphyosemion australe | 5 - 6 cm | 3 à 4 ans | Sur mops, le plus facile pour débuter |
| Nothobranchius rachovii | 5 - 6 cm | 8 à 12 mois | Dans la tourbe, diapause de 3 à 6 mois |
| Aplocheilus lineatus | 10 - 12 cm | 4 à 5 ans | Sur plantes, en surface, prédateur d'alevins |
Aquarium et équipement pour Killi
Décor, plantes et substrat pour Killi
Bien préparer l’arrivée de votre Killi
Un bac neuf ne s’occupe pas le jour de son installation. Le cycle de l’azote demande 3 à 6 semaines : les bactéries doivent coloniser le filtre avant l’arrivée du premier Killi, sous peine de pic de nitrites mortel.
Prévoyez : un aquarium au volume adapté, un filtre dimensionné, un chauffage si l’espèce est tropicale, un sol et des plantes — vraies de préférence, elles consomment les nitrates — ainsi que des tests et conditionneurs d’eau.
Introduisez les poissons progressivement, quelques individus à la fois, et changez 20 à 30 % de l’eau chaque semaine. La surpopulation et le surdosage de nourriture sont les deux causes d’échec les plus fréquentes.






















