Gourami perlé
Tout savoir sur le Gourami perlé, prix, origines, conseils, produits adaptés etc.
Constellé de points nacrés, le Gourami perlé (Trichopodus leerii) respire l'air de surface grâce à son labyrinthe. Calme et majestueux, il apprécie les aquariums plantés à courant faible, avec des plantes flottantes en surface.Pour votre Gourami perlé
Les rayons adaptés à son gabarit et à son pelage.
Fiche d’identité : Gourami perlé
| Caractéristique | Gourami perlé |
|---|---|
| Taille adulte | 11 à 45 cm |
| Espérance de vie | 4 à 8 ans |
| Température | 24 à 28 °C |
| Habitat | Aquarium planté, cycle de l’azote terminé avant introduction |
| Vie sociale | À maintenir en banc selon l’espèce |
| Budget mensuel | 10 € à 25 € (alimentation, entretien, accessoires) |
Caractéristiques du Gourami perlé
- Espérance de vie : 5 à 8 ans
- Taille adulte : 11 à 12 cm, mâle légèrement plus grand
- Volume minimum : 200 L, bac de 100 cm de façade au moins
- Température : 24 à 28 °C
- pH et dureté : pH 6,0 à 7,5, dureté 4 à 15 °dGH
- Origine : tourbières et marais de Malaisie, Sumatra et Bornéo
- Comportement social : paisible et timide, un mâle pour deux ou trois femelles
- Niveau requis : débutant appliqué
Corps beige rosé constellé de points nacrés, ligne noire irrégulière du museau à la queue, poitrine orange vif chez le mâle en parade : le gourami perlé est le plus élégant des grands gouramis et l'un des plus calmes. Ses nageoires ventrales transformées en longs filaments tactiles lui servent à explorer le décor.
Comme tous les poissons à labyrinthe, il monte respirer l'air atmosphérique à la surface. Cela lui permet de vivre dans des eaux pauvres en oxygène, mais impose de laisser un espace d'air tempéré sous le couvercle et d'éviter tout courant violent en surface. C'est un poisson pour bac planté calme, pas pour un aquarium de passage très fréquenté.
Le Gourami perlé est-il fait pour vous ?
Alimentation du Gourami perlé
Omnivore à tendance insectivore, le gourami perlé chasse en pleine eau et en surface. Il mange lentement : les compagnons rapides lui volent sa part si vous distribuez tout au même endroit.
- Base : flocons ou petits granulés lents à couler pour poissons tropicaux omnivores, 1 à 2 repas par jour, ce qu'il consomme en 2 minutes
- Proies congelées : 3 à 4 fois par semaine — larves de moustique noires, artémias, daphnies, mysis, décongelées et rincées
- Proies vivantes : daphnies, artémias, drosophiles sans ailes une fois par semaine, excellentes pour la parade et la mise en condition
- Part végétale : paillettes à la spiruline deux fois par semaine, un petit morceau de courgette blanchie de temps en temps
À éviter : les tubifex issus de collectes sauvages, qui sont la principale porte d'entrée des mycobactéries, la nourriture flottante gonflée d'air distribuée en excès, et le jeûne prolongé qui affaiblit un poisson déjà stressé.
Prévoyez un jour de jeûne par semaine sur un adulte. Lors d'un changement de marque, mélangez ancienne et nouvelle nourriture pendant une semaine. L'eau se renouvelle à hauteur de 20 à 25 % du volume par semaine, avec une eau à la même température à 1 °C près : un apport d'eau froide en surface est la cause la plus fréquente d'atteinte du labyrinthe.
Aquarium du Gourami perlé
Un bac calme, tamisé et densément planté, avec une surface libre de tout remous : c'est tout ce que demande ce gourami.
- Volume : 200 L minimum pour un trio, façade de 100 à 120 cm, hauteur d'eau 40 à 45 cm
- Filtration : filtre externe ou interne réglé à 1,5 à 2 fois le volume par heure seulement, rejet dirigé vers la vitre ou équipé d'un diffuseur pour casser le courant
- Décor : racines de tourbière, feuilles de catappa, plantes hautes en arrière-plan (Vallisneria, Cryptocoryne, Microsorum) et plantes flottantes sur un tiers de la surface
- Sol : sable ou quartz fin sombre, qui met en valeur les perles et rassure le poisson
- Couvercle : indispensable, il maintient l'air de surface à la même température que l'eau et évite les sauts
Maintenance : changement d'eau de 20 à 25 % par semaine, siphonnage léger du sol, nettoyage des mousses du filtre dans l'eau du bac une fois par mois, jamais sous le robinet. Contrôlez nitrites à zéro et nitrates sous 30 mg/L.
Cohabitation : rasboras, tétras calmes, corydoras, loches kuhli, ancistrus. À écarter absolument : barbus de Sumatra et autres mangeurs de nageoires, cichlidés territoriaux, et un second mâle gourami dans moins de 250 L.
Comportement et cohabitation du Gourami perlé
Le gourami perlé passe ses journées à tâter le décor de ses filaments ventraux et à patrouiller le tiers supérieur du bac. Il faut souvent deux à trois semaines après l'introduction pour qu'il cesse de se cacher et montre ses couleurs.
- Un seul mâle par bac de moins de 250 L : deux mâles se poursuivent sans relâche, se déchirent les filaments et le dominé finit par se laisser mourir dans un coin
- Deux à trois femelles par mâle répartissent la pression des parades et évitent qu'une seule soit harcelée
- Parade et nid de bulles : le mâle assemble un radeau de mucus et de bulles sous une feuille flottante, poitrine devenue orange cuivré, puis enlace la femelle sous le nid
- Le mâle garde seul le nid et devient agressif sur 30 cm autour : retirez la femelle après la ponte
- Un poisson qui reste immobile en surface, nageoires collées, signale un stress durable : courant trop fort, voisin trop vif ou bac trop nu
Ce gourami se manipule le moins possible. Pour le déplacer, guidez-le dans un récipient plein d'eau plutôt que de le sortir à l'épuisette : ses filaments et ses voiles se déchirent au moindre accroc et cicatrisent mal.
Santé du Gourami perlé
Résistant sur le plan des paramètres d'eau, ce gourami est en revanche l'un des poissons les plus sujets aux maladies chroniques d'élevage. Un sujet mal acheté part souvent en quelques mois.
Problèmes fréquents :
- Mycobactériose (tuberculose du poisson) : maigreur progressive, ventre creux, dos voussé, ulcères, œil saillant. Aucun traitement ; isolez et euthanasiez, désinfectez le matériel et portez des gants si vous avez une plaie aux mains
- Oodinium (velours) : voile poussiéreux doré, frottements, nageoires serrées. Traitement du commerce et obscurité, en corrigeant la qualité d'eau
- Points blancs (Ichthyophthirius) : grains de semoule sur les nageoires après une variation de température. Remonter à 28 °C et traiter
- Atteinte du labyrinthe : le poisson monte respirer puis redescend en toussotant, respiration saccadée. Cause : air de surface trop froid ou apport d'eau froide brutal
- Pourriture des nageoires : bords blanchis et effilochés sur les filaments, après une morsure ou dans une eau chargée en nitrates
- Hexamitose : fientes blanches filandreuses, refus de nourriture, amaigrissement. Traitement au métronidazole sur prescription
Aucun vaccin n'existe en aquariophilie. Le vrai outil de prévention est une quarantaine de 3 semaines dans un bac de 30 L pour chaque nouvel arrivant, plus un test de nitrites et de nitrates tous les quinze jours. Un vétérinaire habitué aux poissons peut prescrire les antibactériens et les antiparasitaires qui ne sont pas en vente libre.
Quel gourami choisir ?
| Espèce | Taille adulte | Volume minimum | Tempérament |
|---|---|---|---|
| Gourami perlé | 11 - 12 cm | 200 L, façade 100 cm | Paisible et timide, un seul mâle |
| Gourami miel | 4 - 5 cm | 60 L | Le plus doux, idéal petit bac planté |
| Gourami nain | 6 - 7 cm | 80 L | Paisible mais fragile, virose fréquente |
| Gourami bleu ou opaline | 13 - 15 cm | 240 L, façade 120 cm | Le plus autoritaire, mâles bagarreurs |
Aquarium et équipement pour Gourami perlé
Décor, plantes et substrat pour Gourami perlé
Bien préparer l’arrivée de votre Gourami perlé
Un bac neuf ne s’occupe pas le jour de son installation. Le cycle de l’azote demande 3 à 6 semaines : les bactéries doivent coloniser le filtre avant l’arrivée du premier Gourami perlé, sous peine de pic de nitrites mortel.
Prévoyez : un aquarium au volume adapté, un filtre dimensionné, un chauffage si l’espèce est tropicale, un sol et des plantes — vraies de préférence, elles consomment les nitrates — ainsi que des tests et conditionneurs d’eau.
Introduisez les poissons progressivement, quelques individus à la fois, et changez 20 à 30 % de l’eau chaque semaine. La surpopulation et le surdosage de nourriture sont les deux causes d’échec les plus fréquentes.






















