Poule Pékin

Tout savoir sur le Poule Pékin, prix, origines, conseils, produits adaptés etc.

Petite poule d'ornement au corps très rond, la Poule Pékin se distingue par son plumage abondant, ses pattes emplumées et son allure basse et duveteuse. Vive sans être nerveuse, elle est appréciée pour son caractère doux, familier et sa forte tendance à couver.

Pour votre Poule Pékin

Les rayons adaptés à son gabarit et à son pelage.

Fiche d’identité : Poule Pékin

CaractéristiquePoule Pékin
Espérance de vie5 à 6 ans
HabitatPoulailler fermé la nuit + parcours extérieur
Vie socialeÀ élever en groupe, jamais seul
Budget mensuel10 € à 30 € (alimentation, entretien, accessoires)

Poule Pékin : quel prix pour un poussin ?

La Poule Pékin est une vraie naine : elle n’a pas de grande race correspondante, contrairement à la plupart des volailles miniatures. Originaire de Chine, importée en Angleterre vers 1843 puis sur le continent européen en 1886, elle s’est imposée comme l’une des races d’ornement les plus populaires des jardins français. Comptez généralement 20 à 40 € par sujet.

Le prix varie selon la variété de plumage et la réputation de la lignée. Les coloris courants — blanc, fauve, noir — se situent dans le bas de la fourchette, tandis que les variétés plus travaillées, comme le porcelaine ou le coucou, ou les sujets issus d’une lignée d’exposition, dépassent facilement 40 €. La qualité de l’emplumement des tarses pèse aussi sur la cote.

Les œufs à couver et les poussins reviennent moins cher, mais demandent de l’équipement : éleveuse chauffante, aliment démarrage finement broyé, et une bonne dose de patience puisque le sexage n’est fiable qu’après plusieurs semaines. Bonne nouvelle chez cette race, la Pékin étant une excellente couveuse, la reproduction naturelle fonctionne très bien.

Côté budget courant, sa petite taille joue en votre faveur : une Pékin consomme nettement moins qu’une poule de format standard, ce qui ramène le coût annuel d’alimentation à quelques dizaines d’euros. Prévoyez en revanche un poste litière et antiparasitaires plus fourni, car les tarses emplumés demandent un sol propre et sec en permanence.

Morphologie de la Poule Pékin

  • Poids du coq : environ 1 000 g
  • Poids de la poule : environ 900 g
  • Ponte : 120 à 150 œufs par an
  • Poids de l’œuf : environ 35 g
  • Coquille : crème à brun clair
  • Crête : simple, petite et droite
  • Tarses : jaunes et fortement emplumés
  • Espérance de vie : 5 à 6 ans

Le standard décrit une petite poule basse sur pattes, au corps ramassé et profond, dont le plumage abondant et duveteux dessine des contours arrondis donnant l’impression d’une boule de plumes. Le dos est court, la ligne du dessus remonte vers l’arrière, et la queue relevée se fond dans la masse du plumage. Vue de côté, la silhouette forme presque un cercle.

La caractéristique la plus spectaculaire reste l’emplumement des tarses. Les pattes, jaunes, sont fortement garnies de plumes, et les doigts médian et externe portent eux aussi un plumage abondant qui traîne parfois au sol. C’est un critère majeur du standard, mais aussi la source de la principale contrainte d’élevage : ces plumes ne supportent pas la boue.

La tête est petite, portée par un cou court et bien fourni, avec une crête simple, petite et droite, d’un rouge vif. Les bagues officielles mesurent 16 mm pour le coq et 15 mm pour la poule. Le coq se distingue de la poule par une crête plus développée, des camails effilés et un port plus redressé, à partir de trois ou quatre mois.

Conditions d’élevage de la Poule Pékin

La Pékin est probablement la volaille la mieux adaptée aux petits jardins. Son gabarit réduit, son besoin d’espace modeste et son faible vol — une simple clôture de 80 cm à 1 m suffit généralement à la contenir — en font une candidate idéale là où une poule de format standard serait à l’étroit. Elle abîme aussi beaucoup moins le gazon et les massifs.

Adaptez toutefois les équipements à sa taille. Le perchoir doit être bas, à 25 ou 40 cm du sol, car une Pékin trop lourde ou aux pattes très emplumées se réceptionne mal d’une hauteur importante. Le pondoir doit être accessible sans saut, et la trappe du poulailler adaptée à sa petite taille. Comptez un pondoir pour trois ou quatre poules.

Le point critique reste le sol. Un parcours boueux est le pire ennemi de cette race : la boue s’agglomère aux plumes des tarses, forme des paquets durs, arrache les plumes et ouvre la porte aux infections. Prévoyez une zone couverte et drainante, copeaux, sable ou paille, où les poules puissent gratter par temps de pluie sans se salir les pattes.

Une litière sèche à l’intérieur, une ventilation haute sans courant d’air et un abri surélevé règlent l’essentiel. La Pékin supporte bien le froid grâce à son plumage dense, mais très mal l’humidité persistante. Retrouvez les abris adaptés dans notre rayon poulailler et abri pour volaille.

Ponte2/5
Rusticité3/5
Docilité5/5
Adaptation petit jardin5/5
Tous les produits pour Ferme

Caractère de la Poule Pékin

La Pékin a la réputation d’avoir le caractère aussi soyeux que son plumage. Elle est vive sans être nerveuse, très familière avec l’humain et parmi les plus faciles à apprivoiser de toutes les races de poules. Manipulée jeune, elle vient sur les genoux, accepte d’être portée et suit son éleveur dans le jardin. C’est un atout considérable auprès des enfants.

Son instinct de couvaison est l’un des plus forts de toute l’aviculture. Une Pékin se met facilement au nid, y reste avec obstination et se révèle une mère protectrice et attentive. De nombreux éleveurs l’utilisent d’ailleurs comme couveuse naturelle pour faire éclore les œufs d’autres races, y compris des œufs de faisan ou de caille.

Cette qualité a son revers : une poule qui couve ne pond plus, parfois pendant plusieurs semaines, et maigrit si l’on ne surveille pas son alimentation. Si vous ne souhaitez pas de poussins, retirez les œufs quotidiennement et installez la couveuse quelques jours dans un espace aéré et frais, sans nid, pour interrompre le cycle.

Dans un groupe mixte, la Pékin occupe souvent une place discrète, sans conflit. Le coq Pékin, lui, a la réputation d’être plutôt courageux malgré sa taille : il n’hésite pas à tenir tête à des sujets bien plus gros. Elle cohabite très bien avec les autres races douces, comme la Poule Soie.

Poule Pékin : les points sensibles à connaître !

Les pattes emplumées et la boue

C’est LE point de vigilance. Les plumes des tarses retiennent la boue, forment des paquets durs et s’arrachent. Un sol sec et drainant, avec une zone abritée, n’est pas un luxe mais une nécessité chez cette race.

Une couveuse infatigable

Son instinct de couvaison est très marqué. Formidable si vous voulez des poussins, contraignant sinon : la poule ne pond plus, reste au nid et perd du poids. Il faut savoir interrompre une couvaison.

La gale des pattes, plus difficile à repérer

Sous les plumes des tarses, les écailles soulevées se voient tard. Un contrôle mensuel, plumes écartées, permet de traiter avant que la lésion ne s’installe.

Un petit gabarit à protéger

Avec ses 900 g, la Pékin est une proie facile pour un chat, un rapace ou un corvidé. Un parcours clos, si possible couvert d’un filet, s’impose davantage que pour une poule de format standard.

Comment nourrir un poussin Pékin correctement ?

Le poussin Pékin reçoit un aliment démarrage finement broyé et riche en protéines de l’éclosion à six ou huit semaines, puis un aliment croissance, et enfin un aliment pondeuse dès les premiers œufs. Chez une naine, la granulométrie compte : les miettes fines ou la farine conviennent mieux que les granulés destinés aux poules de format standard.

À l’âge adulte, le mot d’ordre est la mesure. La Pékin prend très facilement de l’embonpoint, surtout en parcours restreint : sa ration quotidienne représente environ la moitié de celle d’une poule de format standard. Une poule grasse pond mal, couve mal et souffre davantage en été. Pesez les distributions plutôt que de laisser une mangeoire pleine en permanence.

Les grains — blé, maïs — se limitent à 10 à 15 % de la ration et se distribuent plutôt en fin de journée, le maïs étant réservé aux périodes froides. Complétez avec des coquilles d’huîtres et du grit insoluble en libre-service, indispensables à la solidité de coquille et à la digestion, ainsi qu’un peu de verdure et quelques insectes.

Une précision utile chez les races à pattes emplumées : placez la mangeoire sur un support propre et surélevé, pour que les plumes des tarses ne traînent pas dans l’aliment humide. L’eau propre doit rester disponible en permanence, et les déchets de cuisine sont interdits par la réglementation sanitaire. Notre rayon nourriture pour poule couvre chaque stade.

Quelles sont les couleurs de plumage de la Poule Pékin ?

La Pékin est l’une des races les plus riches en coloris : le standard de race français homologue 37 variétés. On y trouve les unicolores — blanc, noir, bleu, fauve, chocolat, rouge — et de nombreux dessins comme le coucou, le perdrix, le porcelaine, ainsi que diverses combinaisons en cailloutage ou en herminage.

Quelle que soit la variété, le plumage doit être abondant, souple et duveteux, avec beaucoup de duvet à la base des plumes. C’est ce duvet qui donne à la race sa silhouette arrondie caractéristique. Les tarses jaunes fortement emplumés font partie intégrante du standard, et un emplumement pauvre ou absent est considéré comme un défaut sérieux.

Chez les sujets présentés en exposition, les juges apprécient d’abord la forme générale — cette impression de boule — avant la couleur. Une variété très bien colorée sur un corps mal typé sera moins bien notée qu’un sujet parfaitement rond dans un coloris simple. Pour une poule d’agrément, ces critères n’ont aucune importance : choisissez la couleur qui vous plaît.

Si vous aimez les volailles au plumage remarquable, comparez la Pékin avec la Poule Soie et son plumage duveteux, la Cochin dont elle partage l’allure en grand format, ou la Brahma, également emplumée aux pattes.

Sélectionner un éleveur de poussins Pékin

La Pékin étant une race d’ornement très répandue, on la trouve aussi bien chez des éleveurs amateurs que dans certaines jardineries. Privilégiez malgré tout l’éleveur passionné, souvent adhérent d’une société d’aviculture ou d’un club d’éleveurs dédié à la race, qui saura vous dire de quelle lignée viennent ses sujets et vous montrer ses reproducteurs.

Sur place, examinez les tarses en priorité. L’emplumement doit être fourni, propre, sans paquet de boue séchée et sans écailles soulevées qui trahiraient une gale des pattes. Écartez les plumes pour voir la peau. Vérifiez ensuite la forme générale : un corps rond et bas sur pattes, une queue relevée, une crête simple bien droite et de petite taille.

Contrôlez l’état sanitaire du lot : yeux clairs, narines sèches, respiration silencieuse, plumage lisse, absence de poux et de lentes à la base des plumes. Un bâtiment propre, une litière sèche et une odeur d’ammoniac discrète en disent long sur la conduite de l’élevage. Des poussins vifs, bien répartis sous l’éleveuse plutôt qu’entassés, sont un bon signe.

Demandez enfin si les sujets sont bagués — la bague fermée, posée sur le poussin, indique l’année de naissance et l’éleveur — et exigez une attestation de vente mentionnant l’origine des animaux. Renseignez-vous aussi sur les éventuelles vaccinations réalisées et sur l’aliment distribué, pour assurer une transition alimentaire progressive.

Choisir mes poules Pékin

Le poussin reste tentant car peu coûteux, mais il exige une éleveuse à 35 °C la première semaine, abaissée de 2 à 3 °C chaque semaine, un aliment démarrage adapté et une surveillance quotidienne. Chez la Pékin, le sexage ne devient fiable qu’à partir de trois ou quatre mois. Pour un premier achat, la poulette de quatre à six mois est bien plus sereine.

Le nombre ensuite : jamais une poule seule. Trois sujets forment un groupe stable, et la petite taille de la race permet d’en accueillir davantage sur une surface donnée. Avec 120 à 150 œufs par an, de 35 g environ, un trio de Pékin ne remplira pas le réfrigérateur : cette poule s’adopte pour sa compagnie et son allure, pas pour son rendement.

Faut-il un coq ? Il n’est pas nécessaire à la ponte, mais il l’est pour reproduire, et la Pékin est justement une race qui se reproduit très bien naturellement grâce à ses qualités de couveuse. Son chant, plus aigu que celui d’un coq de grande race, reste néanmoins sonore : vérifiez le règlement communal et pensez au voisinage avant de vous décider.

En groupe mixte, associez-la à des races calmes et de gabarit comparable pour éviter qu’elle ne soit malmenée. La Poule Soie, la Padoue ou la Sebright font de bonnes compagnes ; les pondeuses hybrides très actives sont à éviter.

Comment apprivoiser une Poule Pékin et l’intégrer au groupe ?

La Pékin est sans doute la poule la plus simple à apprivoiser. Un peu de régularité suffit : asseyez-vous dans le parcours, sans geste brusque, et proposez quelques graines dans la main à heure fixe. En une à deux semaines, la plupart des sujets viennent d’eux-mêmes, et beaucoup finissent par grimper sur les genoux de leur éleveur.

Manipulez-la à deux mains, ailes plaquées contre le corps, en soutenant toujours ses pattes. Le soir, au perchoir, elle se laisse attraper sans stress. Ces contacts réguliers rendent ensuite les soins beaucoup plus simples, en particulier l’inspection des tarses emplumés, qui doit devenir un geste de routine chez cette race.

Pour l’intégration d’un nouveau sujet, respectez d’abord une quarantaine de deux à trois semaines à l’écart du groupe, afin de ne pas importer poux rouges ou coryza. Installez ensuite les arrivantes derrière un grillage, à vue mais sans contact, pendant plusieurs jours : la hiérarchie se met en place visuellement, avec beaucoup moins d’affrontements.

Mélangez enfin les poules le soir, au poulailler, et multipliez les points d’eau et de nourriture. Attention si vous introduisez une Pékin dans un groupe de poules de format standard : son petit gabarit la rend vulnérable, et il faut prévoir des cachettes et des perchoirs bas où elle puisse s’écarter. Séparez immédiatement toute poule blessée.

Quels sont les soins nécessaires pour une Poule Pékin ?

Le soin spécifique de la race concerne les tarses emplumés. Contrôlez-les au moins une fois par mois : écartez les plumes pour vérifier l’absence de boue agglomérée, de croûtes et d’écailles soulevées. Les paquets de terre séchée se ramollissent à l’eau tiède avant d’être retirés délicatement, jamais arrachés. Séchez ensuite complètement avant de relâcher l’animal.

Chez une poule qui couve, il est d’usage de raccourcir légèrement les plumes des doigts pour éviter qu’elles n’accrochent et ne cassent les œufs, et de dégager les plumes autour du cloaque afin d’améliorer la fécondation. Ces interventions se font aux ciseaux à bouts ronds, avec parcimonie, en respectant l’aspect général du plumage.

Côté parasites, le bain de poussière reste le meilleur allié : une caisse de terre sèche, de sable et de cendre de bois tamisée, à l’abri de la pluie. Complétez par un nettoyage complet du poulailler deux fois par an, litière retirée et perchoirs traités contre le pou rouge, et par un vermifuge une à deux fois par an, en respectant le délai d’attente avant consommation des œufs.

  • Griffes : à surveiller, une Pékin peu active les use mal
  • Bec : entretenu par le picorage, à vérifier s’il se déforme
  • Crête et barbillons : rouges et fermes chez une poule en forme
  • Plumes du ventre : à contrôler chez les couveuses
Le nécessaire se trouve dans notre rayon soin, santé et antiparasitaire pour basse-cour.

Idées de noms pour une Poule Pékin

CoqPoule
PomponBulle
BoubouPraline
SushiNougat
WasabiMochi
GinkoPlume
RondoPeluche

Maladies de la Poule Pékin

La maladie la plus emblématique de la race est la gale des pattes. Provoquée par un acarien qui creuse sous les écailles, elle se manifeste par des écailles soulevées et des croûtes blanchâtres. Chez la Pékin, l’emplumement des tarses la rend plus difficile à repérer, d’où l’importance d’un contrôle mensuel plumes écartées. Le traitement est local et demande de la régularité.

Les parasites externes viennent ensuite. Le pou rouge, qui vit dans les anfractuosités du poulailler et pique la nuit, provoque anémie, crête pâle et chute de ponte ; les poux broyeurs se logent dans le plumage dense et abondant de la race. Bain de poussière, nettoyage semestriel et inspection régulière constituent la prévention de base.

Chez les jeunes, la coccidiose reste la première cause de mortalité : abattement, plumes hérissées, diarrhée parfois sanglante. Litière sèche, abreuvoir surélevé et densité raisonnable la limitent efficacement. Le coryza et les affections respiratoires — écoulement nasal, gonflement autour des yeux, éternuements — traduisent presque toujours un poulailler humide ou mal ventilé.

Deux points propres au format nain méritent attention. L’embonpoint, fréquent chez les sujets peu actifs, fatigue l’animal et perturbe la ponte. Et une poule qui reste debout, ventre bas, démarche gênée, peut souffrir d’une rétention d’œuf, urgence vétérinaire d’autant plus sérieuse chez une naine. Son espérance de vie se situe entre 5 et 6 ans.

La Poule Pékin est-elle faite pour vous ?

Si vous cherchez une poule douce, décorative et adaptée à un petit jardin, la Pékin figure en tête de liste. Sa taille réduite, son incapacité à franchir une clôture d’un mètre, son tempérament familier et sa tolérance aux espaces restreints en font l’une des races les plus recommandées aux familles et aux jardins urbains.

Elle est particulièrement indiquée pour les enfants : peu farouche, facile à porter, elle supporte les manipulations douces mieux que la plupart des volailles. Elle convient aussi à celui qui souhaite faire éclore des poussins naturellement, tant ses qualités de couveuse et de mère sont réputées, y compris pour les œufs d’autres races.

Elle décevra en revanche qui attend un panier d’œufs bien rempli : 120 à 150 petits œufs de 35 g par an, avec des pauses de plusieurs semaines à chaque couvaison, sont sans commune mesure avec une pondeuse comme la Harco. Elle décevra également qui dispose d’un terrain argileux et boueux : les tarses emplumés y deviennent un problème quotidien.

Notre conseil : assurez-vous d’avoir une zone abritée et drainante avant d’adopter, et acceptez l’idée de couvaisons régulières. À ces deux conditions, la Pékin est une race facile, attachante et durable, qui convient parfaitement à une première basse-cour d’agrément.

Réglementation et déclaration de détention de volailles

Même quelques poules naines dans un jardin font de vous un détenteur de volailles au regard de la réglementation française. La première formalité est la déclaration de détention, à effectuer auprès de votre mairie ou en ligne sur le portail du ministère de l’Agriculture. Elle est gratuite, s’applique aux basses-cours familiales comme aux élevages professionnels, et permet aux services vétérinaires de vous contacter en cas d’alerte.

Des règles de biosécurité s’imposent ensuite à tous les détenteurs : protéger l’alimentation et l’abreuvement de tout contact avec la faune sauvage, nettoyer et désinfecter le matériel, ne pas abreuver les volailles avec de l’eau de surface, limiter les entrées dans le parcours. La distribution de déchets de cuisine aux volailles est par ailleurs interdite.

En cas d’épizootie d’influenza aviaire, le niveau de risque est relevé par arrêté ministériel et des mesures renforcées s’appliquent, particuliers inclus : mise à l’abri ou claustration des volailles, pose de filets sur les parcours, suspension des rassemblements et expositions avicoles et restrictions de mouvements. Suivez les publications de votre préfecture et de votre mairie.

Tenez également un registre d’élevage consignant les entrées et sorties d’animaux, les traitements administrés avec leur date et leur délai d’attente, les mortalités et les visites vétérinaires. Une mortalité anormale doit être signalée rapidement à votre vétérinaire ou à la direction départementale en charge de la protection des populations.

Consultez enfin le règlement de votre commune et celui de votre lotissement ou copropriété : nombre d’animaux autorisés, distance des installations par rapport aux limites de propriété et présence d’un coq peuvent y être réglementés.

Bien préparer l’arrivée de votre Poule Pékin

Avant l’arrivée de vos Poule Pékin, montez l’abri et le parcours : un espace clos, sec, ventilé sans courant d’air, et surtout fermé la nuit contre les prédateurs — renard, fouine et rapaces.

Prévoyez : une mangeoire et un abreuvoir suspendus pour éviter le gaspillage et les souillures, une alimentation adaptée à l’âge et à la production, de la litière à changer régulièrement, un bac à cendre pour les bains de poussière et un traitement antiparasitaire préventif.

Prévoyez une période de quarantaine de deux à trois semaines pour tout nouvel arrivant, et respectez la hiérarchie du groupe : les introductions se font toujours à plusieurs individus, jamais un seul.

Espérance de vie

Minimum
5ans
Maximum
6ans

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