Lévrier Espagnol
Tout savoir sur le Lévrier Espagnol, prix, origines, conseils, produits adaptés etc.
Grand chien longiligne aux lignes fines, le Lévrier Espagnol se reconnaît à sa silhouette aérienne, sa poitrine profonde et son regard doux, parfois réservé. Sobre, sensible et très endurant, il se montre calme à la maison mais garde un fort instinct de poursuite et un grand besoin de course.Pour votre Lévrier Espagnol
Les rayons adaptés à son gabarit et à son pelage.
Fiche d’identité du Lévrier Espagnol
| Caractéristique | Lévrier Espagnol |
|---|---|
| Taille au garrot | 60 à 70 cm |
| Poids adulte | 20 à 30 kg |
| Espérance de vie | 10 à 13 ans |
| Poil | Dur et rêche, à épiler |
| Budget mensuel | 80 € à 120 € (alimentation, soins, accessoires) |
Lévrier Espagnol : quel prix pour un chiot ?
Le Lévrier Espagnol, que les Espagnols appellent Galgo Español, arrive en France par une voie inhabituelle. Les élevages sont très rares sur notre territoire, et la grande majorité des Galgos qui vivent chez nous ont été adoptés via des associations de sauvetage. Les frais d’adoption s’élèvent alors à 250 à 400 €, un montant qui couvre les soins vétérinaires, l’identification, la stérilisation, les vaccins et le rapatriement depuis l’Espagne.
Si vous tenez absolument à un chiot issu d’un élevage, comptez plutôt 800 à 1 200 € pour un sujet inscrit à un livre généalogique reconnu. Les portées étant rarissimes en France, l’attente peut se compter en années, et la plupart des futurs propriétaires se tournent finalement vers l’adoption. Précisons-le clairement : un Galgo adopté à l’âge adulte n’est en rien un second choix. Ces chiens s’attachent vite, s’adaptent remarquablement et présentent souvent un tempérament déjà stabilisé.
Bonne nouvelle du côté de l’entretien : le Galgo est l’un des grands chiens les plus économiques à vivre. Prévoyez 50 à 70 € par mois, soit essentiellement l’alimentation d’un chien sobre de 20 à 30 kg et les soins courants. Son poil ras ne demande aucun toilettage professionnel, ce qui allège nettement la facture par rapport aux lévriers à poil long. Deux dépenses spécifiques à anticiper toutefois : un manteau d’hiver et un couchage épais, indispensables pour un chien sans graisse ni sous-poil. La première année, ajoutez 250 à 400 € de frais vétérinaires si le chien n’arrive pas déjà stérilisé et vacciné.
Morphologie du Lévrier Espagnol
- Taille au garrot : 62 à 70 cm chez le mâle, 60 à 68 cm chez la femelle, avec 2 cm de tolérance
- Poids : 20 à 30 kg selon le sexe et la lignée
- Espérance de vie : 10 à 13 ans
- Poil : deux variétés, le poil ras et le poil dur à barbe, moustache et sourcils
- Standard : FCI n° 285, groupe 10 (lévriers), section 3 des lévriers à poil court
- Tête longue et étroite, cage thoracique très ample, ventre fortement relevé
- Queue longue et fine, portée bas et se glissant entre les cuisses au repos
Le Galgo est un chien tout en longueur et en économie de matière. Rien chez lui n’est superflu : la peau est fine et collée aux muscles, les côtes et les vertèbres se devinent nettement chez un sujet en bonne condition. Ce que le profane prend souvent pour de la maigreur est en réalité le poids de forme normal de la race. Sa cage thoracique très descendue abrite un cœur et des poumons volumineux, moteur d’un chasseur capable de tenir la vitesse sur terrain ouvert.
Comparé au Greyhound, auquel on le confond souvent, le Galgo est plus léger, plus long et moins musclé. Il a été sélectionné pour la chasse au lièvre en pleine campagne, une course longue et sinueuse, là où le Greyhound anglais l’a été pour le sprint en cynodrome. Son dos très légèrement voussé et son rein souple lui permettent des changements de direction spectaculaires. La variété à poil dur, plus rare, arbore un poil semi-long et rêche avec une barbe fournie qui lui donne une expression bien différente.
Conditions de vie du Lévrier Espagnol
C’est la grande surprise de la race : malgré ses 65 cm au garrot, le Galgo est parfaitement adapté à la vie en appartement. À l’intérieur, c’est un chien discret, presque effacé, qui dort 16 à 18 heures par jour et n’aboie quasiment jamais. Beaucoup de propriétaires citadins le décrivent comme le colocataire idéal : il ne réclame rien, ne détruit rien et se contente d’un canapé et d’un rayon de soleil.
Ses besoins d’exercice sont eux aussi plus modérés qu’on ne l’imagine. C’est un sprinter, pas un marathonien : comptez 45 minutes à 1 h 15 de promenade quotidienne, complétées par des occasions de courir librement dans un espace entièrement clos. Après une course de quelques minutes à pleine vitesse, il rentre satisfait et dort le reste de la journée. C’est le fameux paradoxe du lévrier : explosif dehors, totalement inerte à la maison.
Trois précautions conditionnent son confort. D’abord la clôture : son instinct de poursuite est intact, et un Galgo lancé derrière un lièvre ne s’arrête pas. Un terrain de course doit être fermé sur tout son périmètre, avec une hauteur d’au moins 1,80 m. Ensuite le froid : sans graisse ni sous-poil, il grelotte dès que le thermomètre descend sous 10 °C, et un manteau devient indispensable en hiver. Enfin le couchage, qui doit être épais et moelleux : ses hanches et ses coudes saillants développent vite des escarres sur un sol dur. Un vrai lit de lévrier n’est pas un luxe, c’est un soin.
Caractère du Lévrier Espagnol
Le Galgo dément à peu près tout ce que son passé de chien de chasse pourrait laisser imaginer. C’est un chien doux, calme et profondément sensible, dont la première réaction face à l’inconnu est le retrait, jamais la confrontation. Il s’attache intensément à sa famille, cherche le contact physique et suit volontiers son maître d’une pièce à l’autre, sans pour autant se montrer envahissant. Beaucoup de propriétaires évoquent une présence discrète et constante.
Avec les enfants, il fait preuve d’une patience remarquable et d’une grande délicatesse : sa nature non conflictuelle l’amène à s’éloigner plutôt qu’à grogner. La règle de bon sens s’applique néanmoins : les lévriers ont un sommeil très profond et n’apprécient pas d’être réveillés brusquement, il faut donc apprendre aux enfants à respecter leur couchage. Face aux inconnus, il reste réservé et timide, parfois franchement méfiant chez les sujets qui ont connu la maltraitance.
Ce point mérite d’être dit sans détour, car il concerne la majorité des Galgos vivant en France. Nombre d’entre eux arrivent d’Espagne après un parcours difficile et peuvent manifester des peurs marquées : escaliers, sols glissants, hommes, voitures, bruits forts. Ces craintes s’estompent presque toujours en quelques semaines à quelques mois, avec de la patience et de la régularité. La transformation est souvent spectaculaire, et c’est ce qui rend l’adoption d’un Galgo si particulière. Envers ses congénères, il est généralement sociable, et se plaît beaucoup en compagnie d’autres lévriers.
Lévrier Espagnol : les points sensibles à connaître !Un instinct de poursuite intactLe rappel ne sera jamais totalement fiable en extérieur. Chats, lapins et petits chiens qui détalent déclenchent une réaction réflexe. Laisse systématique hors des espaces clôturés. Une grande frilositéSans sous-poil ni graisse sous-cutanée, il souffre du froid dès 10 °C. Manteau en hiver, couchage épais toute l’année, et protection contre les coups de soleil sur sa peau fine en été. Une sensibilité anesthésique à signalerComme tous les lévriers, il tolère mal certains anesthésiants. Prévenez toujours votre vétérinaire de sa race, y compris pour un simple détartrage. Un passé parfois lourdBeaucoup de Galgos adoptés arrivent avec des peurs et des lacunes de socialisation. Prévoyez plusieurs semaines d’adaptation et acceptez d’avancer à son rythme. |
Comment nourrir un chiot Lévrier Espagnol correctement ?
Le chiot Galgo grandit vite en hauteur et reste longtemps dégingandé. Il lui faut une croquette grande race au rapport phosphocalcique maîtrisé, jamais complémentée en calcium, pour accompagner une croissance osseuse rapide sans la forcer. Le rythme habituel s’applique : quatre repas jusqu’à 4 mois, trois jusqu’à 6 mois, puis deux repas quotidiens à vie. La transition vers l’aliment adulte intervient vers 14 à 16 mois.
Chez l’adulte, comptez 300 à 400 g de croquettes par jour selon le poids et l’activité, avec une formule riche en protéines et modérée en matières grasses, adaptée aux chiens actifs de grande taille. Répartissez toujours en deux repas. La plupart des Galgos sont des mangeurs difficiles et lents, surtout à l’arrivée dans un nouveau foyer : servez au calme, dans un endroit isolé, et ne cédez pas à la tentation d’ajouter des extras appétents à chaque refus. À l’inverse, un Galgo issu de sauvetage peut d’abord se jeter sur la nourriture : il faut alors rationner progressivement.
Une mise au point s’impose sur son gabarit. Le Galgo est naturellement svelte : trois à quatre côtes visibles et une taille marquée sont le signe d’une bonne condition, pas de dénutrition. N’essayez jamais de l’étoffer, le surpoids ruine ses articulations et son souffle. Enfin, comme tout grand chien à poitrine profonde, il est exposé à la torsion d’estomac : fractionnez les repas, servez la gamelle au sol dans le calme, et respectez une heure de repos avant et après chaque repas.
Quelles sont les couleurs de pelage du Lévrier Espagnol ?
Le standard FCI admet toutes les couleurs chez le Galgo Español, tout en établissant un ordre de préférence. Arrivent en tête les robes bringées et fauve dans toutes leurs nuances, suivies du noir, du noir et blanc marqué, du châtain brûlé, du cannelle, du jaune, du rouge, du blanc et des robes pie. Cette diversité chromatique est l’une des plus larges du groupe des lévriers, et deux Galgos d’une même portée peuvent afficher des robes totalement différentes.
La race se décline surtout en deux variétés de poil, toutes deux parfaitement reconnues. Le poil ras, de loin le plus répandu, est court, fin et couché sur toute la surface du corps. Le poil dur est semi-long, rêche au toucher, et forme une barbe, une moustache et des sourcils fournis qui transforment complètement l’expression du chien. Cette seconde variété, plus rare, était traditionnellement recherchée pour la chasse en terrain broussailleux, où le poil offrait une meilleure protection.
Quelle que soit la robe, gardez en tête la finesse extrême de sa peau. Les sujets clairs, blancs ou à large panachure présentent un chanfrein et un ventre peu pigmentés qui brûlent au soleil : de l’ombre en été et, si nécessaire, une protection solaire vétérinaire sur les zones découvertes. Cette peau fine se coupe aussi très facilement sur les ronces, les barbelés ou le verre : inspectez ses membres après chaque sortie en terrain naturel.
Sélectionner un élevage de chiot Lévrier Espagnol
Deux chemins mènent au Galgo, et le premier est de loin le plus fréquenté. Les associations de sauvetage françaises et européennes prennent en charge des chiens réformés de la chasse en Espagne, les soignent, puis organisent leur adoption. Une association sérieuse évalue le caractère de chaque chien, vous reçoit en entretien, effectue une visite du domicile et reste joignable après l’adoption. Elle vous remettra un contrat, la carte d’identification à votre nom et le carnet de vaccination.
Pour un chien venu d’Espagne, un point est non négociable : le dépistage des maladies transmises par les insectes, endémiques dans le pourtour méditerranéen. Exigez les résultats des tests de leishmaniose, d’ehrlichiose, de dirofilariose et de babésiose. Un test négatif à l’arrivée ne dispense pas d’un contrôle de suivi quelques mois plus tard, la leishmaniose pouvant rester silencieuse longtemps. Une bonne association vous en parlera d’elle-même, sans que vous ayez à poser la question.
Si vous passez par un élevage, la race étant reconnue par la FCI, le chiot doit être inscrit au LOF et accompagné d’un certificat de naissance. Demandez les dépistages des reproducteurs :
- la radiographie officielle des hanches selon le protocole FCI, avec lecture par un vétérinaire lecteur agréé
- un examen ophtalmologique par un vétérinaire spécialisé
- un bilan cardiaque par auscultation, complété si besoin par une échographie
- un bilan sanguin de référence, les valeurs des lévriers différant de celles des autres races
Sachez qu’il n’existe aucun test ADN spécifique validé pour une maladie héréditaire propre au Galgo : la race reste génétiquement saine et très peu consanguine. Dans tous les cas, l’éleveur professionnel doit afficher son numéro SIREN et vous laisser voir la mère et l’environnement des chiots.
Choisir mon chiot Lévrier Espagnol
Mâle ou femelle ?
L’écart entre les sexes est modéré chez cette race : quelques centimètres et environ 5 kg. Le mâle est un peu plus charpenté, souvent plus démonstratif et plus demandeur de contact. La femelle, plus fine, se montre généralement plus indépendante et un rien plus vigilante. En sauvetage, les femelles sont souvent proposées en plus grand nombre, car elles sont les premières écartées des lignées de chasse. Sur le tempérament de fond, la différence reste mince.
Poil ras ou poil dur ?
Les deux variétés se valent en termes de caractère. Le poil ras demande un entretien quasi nul mais accentue la frilosité du chien. Le poil dur, plus rare, offre une protection un peu meilleure contre le froid et les ronces, en échange d’un brossage hebdomadaire un peu plus consistant. Aucune des deux ne prend l’avantage : choisissez selon votre goût, jamais selon la rareté.
Chiot, adulte ou compagnon d’exposition ?
L’adoption d’un adulte est la voie la plus courante, et elle a un avantage réel : le caractère est déjà connu, l’association peut vous dire s’il cohabite avec des chats, s’il aime les enfants ou s’il craint les hommes. Pour un chien de famille, privilégiez toujours ce profil comportemental sur l’esthétique. Si vous visez l’exposition ou le coursing, tournez-vous vers un chiot d’élevage inscrit au LOF et annoncez votre projet dès le premier échange avec le naisseur.
Comment éduquer un chiot Lévrier Espagnol ?
Le Galgo apprend par confiance, jamais par contrainte. C’est un chien hypersensible, chez qui une voix haussée ou un geste brusque provoque un blocage durable. Le renforcement positif est ici la seule approche viable : friandises de qualité, ton doux, séances courtes de 5 à 10 minutes, et arrêt sur une réussite. La bonne nouvelle, c’est qu’il est peu destructeur et naturellement propre : les bases s’acquièrent souvent plus vite qu’avec d’autres races.
Pour un chien issu de sauvetage, la priorité des premières semaines n’est pas l’obéissance mais la décompression. Beaucoup découvrent tout : les escaliers, les sols glissants, les portes vitrées, la télévision, la laisse en ville. Laissez-le explorer à son rythme, sans jamais le forcer, et créez un refuge — un couchage dans un coin calme — où personne ne vient le déranger. Comptez trois semaines à trois mois avant qu’il ne se révèle vraiment. Les progrès arrivent ensuite souvent par paliers, brusquement.
Concentrez ensuite le travail sur trois points. La marche en laisse avec un harnais adapté aux lévriers ou un collier large de type martingale, car leur cou est plus large que leur tête et un collier ordinaire glisse. La solitude progressive, à construire dès le premier jour : très attaché, le Galgo est sujet à l’anxiété de séparation. Et le rappel, à travailler en milieu clos en sachant qu’il ne sera jamais fiable à l’extérieur. Le coursing, course de leurre encadrée, reste le meilleur exutoire à son instinct de poursuite en toute sécurité.
Quels sont les soins nécessaires pour un Lévrier Espagnol ?
L’entretien du poil est l’un des plus légers du monde canin. Pour la variété à poil ras, un passage de gant de caoutchouc ou de brosse douce une fois par semaine suffit largement à retirer les poils morts. La variété à poil dur réclame un brossage hebdomadaire un peu plus appuyé, avec un peigne pour la barbe et les sourcils, et une épilation manuelle une à deux fois par an pour que le poil rêche conserve sa texture. Le bain se limite à deux ou trois fois par an, avec un shampooing doux : sa peau fine supporte mal les lavages fréquents.
Les vrais soins de cette race concernent le confort thermique et la peau. Un manteau imperméable et chaud dès que la température descend sous 10 °C n’est pas une coquetterie : sans sous-poil ni graisse, le Galgo perd sa chaleur très vite. En été, à l’inverse, protégez ses zones peu pigmentées du soleil. Inspectez systématiquement ses membres et son ventre après une sortie en terrain naturel : sa peau fine se déchire facilement sur les ronces ou les barbelés, et une plaie qui semble anodine peut nécessiter des points de suture.
Le reste est classique mais à ne pas négliger. Le brossage des dents deux à trois fois par semaine est particulièrement important : les lévriers sont réputés pour leur tartre précoce et leurs maladies parodontales, d’autant que les chiens issus de sauvetage arrivent souvent avec une dentition abîmée. Coupez les griffes toutes les trois à quatre semaines, contrôlez les oreilles chaque semaine, et surveillez les coudes et les hanches, où des escarres se forment vite en l’absence d’un couchage suffisamment épais.
Idées de noms pour un chiot Lévrier Espagnol
| Mâle | Femelle |
|---|---|
| Alvaro | Alma |
| Duende | Estrella |
| Lorca | Luna |
| Nemo | Paloma |
| Rubio | Sombra |
| Tino | Zaida |
Maladies du Lévrier Espagnol
Le Galgo est un chien génétiquement sain, et c’est l’un de ses grands atouts. Sélectionné pendant des siècles sur la seule performance de chasse, sans mode ni consanguinité excessive, il échappe à la plupart des tares héréditaires qui accablent les races très travaillées. Son espérance de vie de 10 à 13 ans est correcte pour un chien de ce format, et beaucoup de sujets dépassent cet âge sans traitement lourd.
Sa physiologie de lévrier impose en revanche des précautions particulières. La sensibilité à l’anesthésie est le point majeur : sa très faible masse grasse modifie l’élimination de certains anesthésiants, et les protocoles doivent être adaptés. Signalez toujours sa race, même pour une intervention bénigne. Ses valeurs sanguines de référence diffèrent aussi de la norme canine — hématocrite plus élevé, plaquettes plus basses —, ce qui peut inquiéter à tort un vétérinaire peu familier des lévriers.
Les points de vigilance concrets sont les suivants : l’ostéosarcome, tumeur osseuse plus fréquente chez les grandes races, qui doit faire radiographier toute boiterie persistante ; les maladies parodontales, très répandues et responsables de complications si le tartre n’est pas contrôlé ; la torsion d’estomac, urgence vitale chez ce format à poitrine profonde ; et les plaies cutanées liées à la finesse de la peau. Pour les chiens venus d’Espagne, ajoutez le suivi des maladies vectorielles méditerranéennes, au premier rang desquelles la leishmaniose : un contrôle sérologique de suivi et une protection antiparasitaire rigoureuse restent indispensables plusieurs années après l’arrivée.
Le Lévrier Espagnol est-il fait pour vous ?
Le Galgo est probablement le grand chien le plus facile à vivre au quotidien, et l’un des plus méconnus. Silencieux, propre, économe, capable de dormir seize heures d’affilée puis de galoper dix minutes à pleine vitesse, il coche des cases que peu de races de sa taille peuvent revendiquer. Ceux qui l’adoptent parlent rarement d’un chien : ils parlent d’une présence, douce et discrète, qui s’installe sans bruit dans la maison.
Il vous conviendra si vous cherchez un compagnon calme et peu exigeant en entretien, si vous disposez d’un accès à un espace clôturé pour ses courses, et si vous acceptez de sortir 45 minutes à 1 h 15 par jour quelle que soit la météo. Il s’adapte très bien à l’appartement et à la vie citadine, convient aux familles avec enfants respectueux, et fait un excellent second chien aux côtés d’un autre lévrier. Adopter un Galgo, c’est aussi offrir une seconde vie à un chien qui n’en avait aucune : beaucoup de propriétaires y trouvent un sens qui dépasse le simple choix d’une race.
Passez votre chemin si vous vivez avec un chat, un lapin ou des NAC que vous ne pourrez pas séparer physiquement : son instinct de poursuite reste imprévisible envers tout ce qui détale. Réfléchissez à deux fois si vous rêvez d’un chien à lâcher librement en forêt, si vous cherchez un partenaire de course à pied sur longue distance, ou si vous n’êtes pas prêt à accompagner un chien craintif pendant plusieurs semaines. Enfin, si l’idée de mettre un manteau à votre chien vous fait sourire, sachez que ce n’est pas une option chez cette race.
Documents obligatoires lors de l’achat d’un chiot Lévrier Espagnol
Que vous passiez par un élevage ou par une association, la cession d’un chien en France obéit aux mêmes règles. Aucun chiot ne peut être cédé avant l’âge de 8 semaines, et un dossier complet doit vous être remis le jour même. Voici les pièces à exiger :
- l’identification obligatoire, par puce électronique ou tatouage, avec la carte d’identification établie à votre nom
- le certificat vétérinaire attestant de l’état de santé de l’animal au moment de la cession
- l’attestation de cession, signée par les deux parties
- le document d’information sur les besoins et les caractéristiques de la race
- le carnet de santé ou passeport européen, à jour des vaccins et des vermifuges
- le numéro SIREN du vendeur professionnel, obligatoire dès la première portée vendue
- le certificat de naissance LOF pour un chiot d’élevage, qui donne accès au pedigree définitif
Le LOF — Livre des Origines Français — est le registre généalogique officiel des chiens de race en France ; il ne doit pas être confondu avec le LOOF, qui concerne exclusivement les chats. Le certificat de naissance est un document provisoire : le pedigree définitif s’obtient auprès de la Société Centrale Canine une fois le chien adulte et confirmé. Pour un Galgo adopté en association, il n’y a en général pas de pedigree, ce qui n’enlève rien à la qualité du chien : vous recevrez en revanche un contrat d’adoption, le passeport européen et l’historique vétérinaire.
Deux vérifications supplémentaires pour un chien importé d’Espagne. Assurez-vous que le passeport européen est complet, que la vaccination antirabique est valide et que la puce est bien enregistrée en France à votre nom auprès du fichier national d’identification. Réclamez enfin les résultats des dépistages de leishmaniose, d’ehrlichiose et de dirofilariose réalisés avant le départ. Précisons pour finir que le Lévrier Espagnol ne figure pas sur la liste française des chiens de catégorie 1 ou 2 : ni permis de détention, ni muselière obligatoire, ni évaluation comportementale ne s’appliquent à cette race.
Croquettes et alimentation pour Lévrier Espagnol
Brosses et soins du poil pour Lévrier Espagnol
Jouets pour Lévrier Espagnol
Colliers, harnais et laisses pour Lévrier Espagnol
Paniers et couchages pour Lévrier Espagnol
Bien préparer l’arrivée de son chiot Lévrier Espagnol
L’arrivée d’un chiot Lévrier Espagnol se prépare avant même de le ramener à la maison. L’essentiel se joue en amont : un couchage bien à lui, des repas à heures fixes et des jouets à mâcher adaptés à sa dentition.
Prévoyez au minimum : des croquettes chiot adaptées à sa croissance rapide et à ses articulations, une gamelle stable, un panier dimensionné pour ses 20 à 30 kg à l’âge adulte, un harnais réglable pour les premières sorties, des tapis éducateurs le temps de l’apprentissage de la propreté et des friandises d’éducation pour démarrer le rappel. Ajoutez un peigne et un trimmer : le poil dur s’épile plutôt qu’il ne se tond.
Enfin, ne négligez pas la socialisation précoce : entre 2 et 4 mois, multipliez les rencontres positives avec d’autres chiens, des enfants et des environnements variés. C’est l’investissement le plus rentable pour un Lévrier Espagnol équilibré à l’âge adulte.
Pour le standard, le caractère, la santé et les élevages de la race, consultez également la fiche Lévrier Espagnol sur Pedibase.
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Le kit d’arrivée du chiot Lévrier Espagnol
Espérance de vie
Questions fréquentes





































































